Les ballons sonde de Loukachenko


HOTEL MINSK

hôtel MINSK

les autres ballons sonde de Loukachenko

Alexandre Loukachenko le dictateur sanguinaire du Bélarus


Hotel Minsk- Les autres ballons sonde de Grodno


25/08 lIMOGEAGE

L'ancien président biélorusse Aliaksandr Loukachenko limogéait l'ambassadeur du pays en Slovaquie, Ihar Liaščeni, pour son soutien aux manifestants. Nouvelle annoncée lundi 24 août par le service de presse du président. 'JE. Liaščenia était démis de ses fonctions d'ambassadeur extraordinaire, et plénipotentiaire du Bélarus en Slovaquie. Le dictateur signait l'ordonnance correspondante ", indiquait la dépèche. Il y a une semaine, Liaščenia était le premier diplomate biélorusse à condamner les actions des autorités contre les participants aux manifestations ayant eu lieu au Bélarus après l'élection présidentielle truquée. L'ambassadeur disait être "choqué par les tortures des prisonniers et les coups portés aux citoyens". Une illustration supplémentaire de la parole "parler à son peuple. En sévissant contre les déviances de pensée. Plus tard, l'ambassadeur limogé présentait sa démission en déclarant retourner au Bélarus. Il servira d'exemple, dans le traitement des traitres à la cause, à son retour au pays.


les autres ballons sondes du Bélarus

Le ministère biélorusse de la Défense entamait lundi 24 août la troisième phase d'une inspection approfondie de l'état de préparation au combat des forces armées, annonçant le plus haut niveau de préparation militaire de certaines unités. On ignore à quoi correspond cette pompeuse déclaration martiale bien ampoulée << Le 24 août, sur ordre du Ministre de la défense du Bélarus, la troisième étape de l'inspection approfondie de l'état de préparation au combat des forces armées, dirigée par le chef d'état-major général, commençait. Lors de cette inspection, le plus haut niveau de préparation militaire sera annoncé dans certaines (vagues) unités militaires, et des soldats de réserve seront appelés (combien?) », indiquait le ministère avec des excès de langage. Les forces armées bélarussiennes menaient ces derniers jours des exercices tactiques à grande échelle (combien d'unités?) dans la région occidentale de Grodno, près de la frontière avec la Lituanie pour entretenir la diversion. Le pays, actuellement en proie à une crise politique profonde, qui se poursuit depuis les élections du 09 août, est paralysé par L'opposition. Les pays occidentaux, dont les 27 européens, considèrent que ces élections sont truquées. M. Loukachenko déclarait vendredi 21 août que la Biélorussie était menacée par une intervention militaire extérieure, de l'autre côté de la frontière occidentale afin de "couper" la région de Grodno. Il déclarait samedi 22 août qu'un "mouvement sérieux" des forces de l'OTAN était enregistré aux frontières du pays, conduisant à l'introduction d'une préparation au combat de haut niveau. Des fiéretés martiales finalement vite dégonflées car ce n'était qu'un ballon sonde. "Nous constatons un mouvement sérieux des forces de l'OTAN à proximité immédiate de nos frontières en Pologne et en Lituanie", déclarait M. Loukachenko. Le dirigeant autoritaire ajoutait que, pour la première fois en un quart de siècle, il devait prendre la "décision la plus sérieuse" et déclarer la pleine disponibilité au combat des unités clés de ses forces armées dans le pays, afin de mobiliser des forces supplémentaires à la frontière ouest du Bélarus. M. Loukachenko déclarait aussi que "les forces de l'OTAN approchent de la frontière biélorusse et que les chasseurs F-16 sont déjà à 15-20 minutes. Un grossissement très exagéré d'un fait mineur afin de paniquer l'opinion. Il semble que le dictateur détermine un théâtre d'opération trompeur, afin d'attirer un, ou des adversaires, dans un piège tendu à l'avance. Il résulte de ces déclarations excessives que le Bélarus mobilise ses troupes depuis le 22 août. Quoique ces données soient non confirmées dans les autres casernements du pays. Faut-il y voir, dans la déclaration de ce début de semaine, la suite de l'effet ballon sonde? Afin de s'informer sur les intentions belliqueuses, ou pacifiques, de ses voisins? On se souviendra qu'en 1968, le Général de Gaulle envisageait une action à partir de Baden baden pour reconquérir le pays, paralysé par les étudiants en grève depuis le mois de mai. Déclarer l'Etat d'urgence, sans urgence réelle, impose d'agir à un moment donné. Il ne semble pas que le dictateur soit en mesure de rassembler des forces suffisantes pour une reconquête éventuelle de l'opinion. Risquer une diversion en intervenant en Lituanie détournera l'attention, un moment, sans nécessairement briser la paralysie du pays. Le dictateur recherche un prétexte commode. La contagion par le Covid devrait lui en donner. Il devrait consulter, pour avis le ministre de la santé A Vériga à Vilnius




en ligne le 25-8-2020