Décryptage d'une intervention russe annoncée


HOTEL MINSK


Alexandre Loukachenko dictateur illégitime au Bélarus

offre de prime 16500 euros au change de 1byn pour 33cts d'euro

combien vaudrait le tête de Putin à ce tarif?


Hotel Minsk-


27/08


hotel Minsk- Décryptage-

une brigade russe est prête à intervenir, déjà mobilisée


hôtel MINSK - Putin annonce une intervention russe au Bélarus-


Décryptage

Un fil de dépèche diffusé vers 15 heures annonçait le 27 août, en quelques mots succints la prochaine intervention russe à Minsk en ces termes : "Loukachenko m'a demandé de former une réserve auprès des forces de l'ordre, c'est ce que j'ai fait. Nous avons convenu qu'elle ne serait utilisée que si la situation devient incontrôlable ».


Une réserve, auprès des forces de l'ordre, désigne ordinairement des soldats. D'ailleurs l'emploi du mot réserve est significativement un terme usuel dans l'armée, désignant des soldats autres que les hommes du rang, les réservistes, ceux que l'on rappelle pour les coups durs.


Ce que j'ai fait....une brigade russe est donc prête à partir suite à cette mobilisation.


L'imprécisation de l'usage, destiné à cette réserve, est présentée comme une procratisnation, avec des "si". Notamment "Si" la situation devient incontrolable. Elle l'est déjà, à cause des grèves au Bélarus, et selon le témoignage de l'archevêque de Minsk le même jour, le climat est celui d'une prè guerre civile : " Tout va à la guerre civile », craignait T. Kondrusevičius. T. Kondrusevičius est diplômé du Séminaire des prêtres de Kaunas.  La foule scandait à Minsk des slogans en soutien aux partisans de l'opposition détenus lors de précédentes manifestations le mercredi 26 août.


Vladimir Poutine déclarait encore, jeudi 27 ao0t, dans une interview télévisée sur RT qu'il avait formé une réserve d'agents des forces de l'ordre dans le pays, prête à se rendre en Biélorussie si nécessaire. Le second "si" concerne l'état de nécessité. La présence d'une opposition, en mesure de mobiliser 1000 personnes dans la capitale Minsk en quelques heures, notamment mardi, mais aussi mercredi apprend-on, indique le dépassement de l'Etat de Nécessité.


Pour quels motifs? Putin le justifie avec 3 qualificatifs "ce pays est le plus proche de nous culturellement, ethniquement et spirituellement". En somme des frères en révolte à mater. Le motif ne convainct pas. Les déclarations hier de Medvedev sur la politique énergétique, et la taxe décidée par l'Europe sur les pays tiers donnent des motifs suffisants, notamment la troika balte contre la centrale atomique d'Astrava pourvoyeuse d'électricité régionalement. Une intervention militaire pour défendre l'investissement financier dans le complexe atomique d'Astrava se comprend mieux pour la défense des intérêts énergétiques russes.


Quand? Putin répond encore en procrastinant. "si la situation devient incontrolable....les forces de l'ordre biélorusses sont " assez prudentes ". Un euphémisme pour ne pas dire que la situation dérape complétement et que le dictateur ne tient plus rien, ni personne, à Minsk puisque l'opposition mobilise à volonté pour le narguer depuis 48 heures. L'archevêque de Minsk observait que les forces de l'ordre fidèles au régime avaient peur : «Un prêtre de Grodno a dit qu'il connaissait les officiers qui avaient participé à la répression des manifestations, ils ne restaient pas chez eux, ils avaient peur". Le dictateur a besoin de supplétifs ne pouvant compter sur sa garde sécurisée pour le protéger.


Notez que ces propos sont diffusés le même jour que celui de la réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE à Berlin pour discuter des sanctions contre le Bélarus. Un simple avertissement? Plutôt une menace précise. Alors ce QUAND pourrait être le week end prochain. Période au cours de laquelle l'occident est généralement démobilisé, avec en supplément le grand retour des vacances d'été. Un stratagème déjà employé avec succès par les égyptiens, contre les israéliens, lors de la guerre des 6 jours.


A situation comparable le dictateur de Minsk tenait moins longtemps que le Général de Gaulle en mai 1968 avec la révolte des étudiants. 1968 les grèves en France une situation déjà connue et oubliée. La hantise des dirigeants au pouvoir, enseignée en première année de Sciences Politiques



astrava

Jeudi 27/08 la bataille commence là

en ligne le 27-8-2020