Les interrogatoires au Bélarus


HOTEL MINSK


Svielatna Alexeyevcih

Prix Nobel de Litterature 2015 pour son livre deuxième main



Hotel Minsk-


28/08


hotel Minsk- Interrogatoires-

hôtel Minsk- interrogatoires dans le style du film Z de Costa Gavras-


La lauréate du prix Nobel de littérature Svetlana Alexeyevich quittait mercredi 26 août le comité de recherche biélorusse, en refusant d'y témoigner. «J'ai exercé mon droit de ne pas témoigner contre moi-même, et je n'ai pas non plus signé de promesse de divulguer d'informations. Je ne pense pas que nous fassions quoi que ce soit d'illégal », déclarait-elle aux journalistes. Elle a continue d'avoir le statut de témoin sans exclure la possibilité de son rappel pour un autre interrogatoire de même style. Mme Alexeyevich était convoquée par la commission d'enquête formée par le dictateur, en sa qualité de témoin, à propos d'une présumée poursuite pénale relative à la formation du Conseil de Coordination de l'Opposition. Les opposants d'Alexandre Loukachenko créaient un Conseil de Coordination ayant pour objectif principal le transfert pacifique du pouvoir, rejetant la prétention du dictateur d'avoir remporté un sixième mandat lors de l'élection présidentielle du 9 août. Les forces de sécurité bélarussiennes réprimèrent agressivement, sur ordres, les manifestations de masse contre Loukachenko. C'est ainsi qu'une enquête pénale était ordonnée relativement à la formation du Conseil de Coordination, en accusant ses membres de tenter de renverser le nouveau gouvernement. Alexeievich entrait au présidium du Conseil de Coordination de l'Opposition biélorusse. En raison de ses problèmes de santé elle n'assistait à ses réunions. «Je suis complètement calme. Je ne me sens  coupable de rien. Tout ce que nous faisons est légal et nécessaire », déclarait l'écrivain à l'agence de presse AFP au siège de la commission d'enquête à Minsk. Elle quiitait rapidement le bâtiment en affirmant son refus de répondre aux questions des enquêteurs. Le seul but du comité directeur consite à "unir le public". S. Aleksijevič, remportait le prix Nobel de littérature en 2015. C' est une critique virulente de A. Lukashenko, exprimant son soutien à l'activiste de l'opposition Sviatlan Cichanouskaja, réfugiée en Lituanie. Un autre membre du Présidium du Conseil de Coordination, l'ancien diplomate et ministre de la Culture Pavel Latuška, était lui aussi interrogé par le Comité de recherche bélarussien en qualité de témoin mardi 25 août pendant 3 à 5 heures. Il déclarait avoit signé l'engagement de ne pas divulguer d'informations sur l'enquête en cours. Deux autres membres du présidium du conseil détenus et arrêtés par la commission pendant 10 jours pour organisation de rassemblements non autorisés étaient aussi convoqués. L'Union Européenne rejetait les résultats de l'élection présidentielle au Bélarus en annonçant l'imposition de sanctions contre 15 à 20 membres du régime de Loukachenko coupables de violences contre les manifestants pacifiques pour fraude électorale.


Le BNS (baltic news service) donne un aperçu des principales nouvelles en Lituanie et à l'étranger. Au Belarus:  Le gouvernement biélorusse annonçait mardi 25 août l'arrestation de 51 manifestants lesquels seront punis administrativement pour participation à des rassemblements non autorisés. La lauréate du prix Nobel Sviatlana Alexeievich, interrogée par le Comité de recherche biélorusse, refusait de témoigner à propos de sa participation au Conseil de Coordination formé par le candidat de l'opposition Sviatlan Cichanouskaya. Elle déclarait ne ressentir aucune culpabilité. «Notre objectif consiste à d'aider à surmonter la crise politique, et non d'organiser un coup d'État. Nous avons besoin de l'aide du monde entier ainsi que celle de la Russie pour surmonter cette crise », affirmait Alexeievich aux journalistes. Craignant la répression des autorités, deux directeurs du son biélorusses arrivaient en Lituanie après leurs participations lors d'un rassemblement antigouvernemental à Minsk le 6 août, ils activérent la chanson «Peremen!», Devenue hymne des protestataires, par le biais de haut-parleurs. Wladyslaw Sokolowski, 30 ans, déclarait dans une interview à BNS avoir quitté la Biélorussie avec son collègue Kirill Galanov par crainte d'une longue peine de prison. Il déclarait aussi avoir reçu des menaces lors de son arrestation; et lors de son interrogatoire au ministère de l'Intérieur du Bélarus. Au total, depuis le début des manifestations, la Lituanie accueillait 22  réfugiés Biélorusses arrivés à raison d'une éventuelle persécution des autorités. La moitié d'entre eux demandérent l'asile politique. * Le ministère lituanien des Affaires étrangères proposait l'introduction de sanctions nationales contre plus d'une centaine de responsables biélorusses pour des infractions de fraudes électorales et des violences contre des manifestants pacifiques. Les membres de la commission électorale sont inscrits sur la liste noire ainsi que les responsables du système des affaires internes, le KGB et les procureurs seront interdits d'entrée en Lituanie. Ces sanctions doivent être approuvées par la ministre de l'Intérieur Rita Tamašunienė. L'Union Européenne envisage d'imposer des sanctions à une vingtaine de responsables biélorusses, à l'occasion d'une décision qui sera prise au plus tôt en septembre, indiquent les sources diplomatiques du BNS. Le ministère russe des Affaires étrangères accuse la Lituanie de déstabiliser la situation au Bélarus en s'ingérant dans les affaires intérieures du pays. Le ministre Linas Linkevičius réitérait que "ce n'est pas à la Russie d'enseigner l'ingérence dans les affaires d'autres pays". Le Premier ministre letton Krišjanis Karinis annonçait que la Lettonie suspendrait le commerce de l'électricité avec la Biélorussie lors de la mise en service de la centrale nucléaire biélorusse d'Astrava. Les représentants du gouvernement lituanien saluaient cette décision. Toutefois les analystes affirment que des négociations difficiles sont toujours en cours sur d'éventuelles importations d'électricité en provenance de Russie, à travers lesquelles l'électricité d'Astrava pourrait théoriquement entrer sur le marché balte. Événements en Biélorussie: L'ancien président de la Biélorussie Aliaksandr Lukashenko signait une ordonnance attribuant à plus de 300 employés du ministère de l'Intérieur des médailles «Pour un service impeccable». Les hochets du pouvoir. Pendant ce temps, des manifestations avaient lieu dans le pays pour le dixième jour consécutif. L'ambassadeur du Bélarus en Slovaquie, Iharis Liaščenia, ayant exprimé son soutien aux manifestants, démissionnait de son poste, et Pavel Latuška, directeur général du prestigieux Théâtre académique national Yankee Kupala en Biélorussie, était limogé pour avoir soutenu les manifestations. Une résolution adoptée lors de la session extraordinaire du Seimas tenue en Lituanie mardi, exhorte la communauté internationale à ne pas reconnaître les élections présidentielles en Biélorussie ainsi qu'à imposer des sanctions aux responsables du pays. A ne pas reconnaître la légitimité d'Alexandre Loukachenko. 120 parlementaires lituaniens votaient en faveur du document, aucun n'était contre, deux s' abstenaient. «Le peuple biélorusse a la clé de la porte de la prison, derrière laquelle est emprisonnée la liberté des Biélorusses. Nous allons éclater et ouvrir ces portes. Ce sera plus facile pour nous de le faire si vous tirez cette porte sur vous-même », déclarait Vladzimir Niakliayev, le coordinateur du Congrès national bélarussien. Le Premier ministre lituanien annonçait qu'en cas de non-accord sur les sanctions contre la Biélorussie au niveau européen, l'objectif sera de les introduire à l'unanimité en accord avec les pays voisins. L'Estonie et la Lettonie déclaraient également les résultats des élections au Bélarus méconnaissables. La chancelière allemande Angela Merkel discutait de la situation en Biélorussie avec le président russe Vladimir Poutine. La partie russe soulignait que toute tentative d'ingérence dans les affaires intérieures du pays était inacceptable, et Mme Merkel affirmait que les autorités bélarussiennes devraient cesser d'utiliser la violence contre les manifestants pacifiques. Le social-démocrate Dirk Wiese, le coordinateur du gouvernement allemand pour la coopération avec la Russie, déclarait également que la Russie n'aurait aucune raison d'envahir la Biélorussie sauf si les pays occidentaux interviennent dans les manifestations qui secouent le pays.


La Russie se déclarait préoccupée par le projet de l'UE d'introduire une taxe carbone sur les importations en provenance de pays tiers. Une telle décision de l'UE toucherait considérablement la Russie, qui dépend du commerce de l'énergie. L'ancien président et premier ministre russe Dmitri Medvedev, aujourd'hui vice-président du Conseil de sécurité russe, mettait en garde contre "les conséquences très graves pour l'économie russe" si l'UE adoptait une telle taxe. Selon lui, les entreprises énergétiques et chimiques russes, qui exportent beaucoup de produits pétroliers et houillers, seraient particulièrement touchées. Selon Medvedev, l'Académie russe des sciences estime que le pays perdrait des milliards d'euros de revenus en raison des intentions de l'UE de renforcer son avantage concurrentiel «Green Exchange» en taxant les importations polluantes en provenance de pays tiers. Une telle taxe, contribuant à atteindre les objectifs de l'UE en matière de changement climatique, ne devrait être introduite qu'en 2023. M. Medvedev qualifiait cette taxe de "protectionnisme latent", empêchant les produits russes d'entrer sur le marché de l'UE. La Russie est l'un des plus grands exportateurs mondiaux de matières premières naturelles et de ressources énergétiques, en particulier vers l'Europe. Selon Eurostat, la Russie est le troisième partenaire d'importation de l'UE. Moscou, déjà bloqué par les sanctions américaines sur le gazoduc Nord Stream 2, qui vise à doubler les exportations de gaz russe vers l'Allemagne. La société énergétique allemande Uniper, impliquée dans ce projet, avertissait plus tôt en août que l'ensemble du projet risquait de s'effondrer en raison des sanctions européennes prévues en septembre 2020.

L'ancien président biélorusse Alexandre Loukachenko utilise la situation actuellement cahotique dans son pays pour donner à la Russie des motifs d'intervention, transférant ainsi la responsabilité des problèmes internes du Bélarus vers l'extérieur de ses frontières. C'est ce que déclarait le ministre estonien de la Défense Juris Luik lors d'une réunion avec la ministre allemande de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer mercredi 26 août. "Parlant de la menace de l'OTAN, Loukachenko tente de donner à la Russie l'opportunité d'intervenir et d'assumer la responsabilité des problèmes internes du pays à un ennemi fantôme qui n'existe pas vraiment", selon Luik cité par le service de presse du ministère estonien de la Défense. Les interlocuteurs notaient que la question la plus importante est de savoir comment soutenir les aspirations démocratiques du peuple bélarussien. Une question sans réponse. M. Luik remerciait l'Allemagne pour sa contribution à la défense de l'espace aérien estonien. La semaine prochaine, les avions de combat allemands Eurofighter s'envoleront vers la base aérienne Emari près de Tallinn, en remplacement de l'armée française à tour de rôle, informait le ministère estonien de la Défense.

ESPACES AE RIENS

La Lituanie ne fournissait pas à la Biélorussie la preuve d'une traversée de la frontière par un hélicoptère biélorusse. De sorte que les allégations contre Minsk sont sans fondement,déclarait mercredi 26 août le ministère biélorusse de la Défense. Le 24 août, la République de Lituanie accusait le Bélarus qu'un hélicoptère de son armée de l'air avait violé l'espace aérien lituanien. Ces actions empêchaient la violation de la frontière de la République du Bélarus dans l'espace aérien par la partie lituanienne ", selon le ministère dans un communiqué lors d'une réunion avec l'attaché de la défense de l'ambassade de Lituanie au Bélarus. À ce moment-là, l'armée biélorusse fournissait des données, selon lesquelles, il n'y avait aucune violation de l'espace aérien. "Jusqu'au 26 août à 16 heures La Lituanie ne fournissait pas de données de contrôle objectives pour son propre incident. Par conséquent, le ministère de la Défense du Bélarus considère les allégations formulées sans fondement ». La Biélorussie remetait lundi 24, à la Lituanie une note sur les ballons qui s'envolaient vers la Biélorussie pendant la campagne dite de la Route de la Liberté, la qualifiant de "provocation planifiée". Pour sa part, la Lituanie adressait également une note officielle au Bélarus concernant la violation de l'espace aérien - selon le ministre des Affaires étrangères Linas Linkevičius, un hélicoptère biélorusse avait survolé le territoire de la Lituanie pendant la campagne de solidarité. On se croirait revenu en 1940.


Dans ce contexte la Lituanie joue un rôle pilote de type mouche du coche. Car la Lituanie y trouve son intérêt : faire échec à la production d'électricité de la centrale nucléaire d'Astrava au Bélarus en ressentiment de la fermeture en 2004 de sa propre centrale atomique d'Ignaligna. Le ressentiment balte d'une humiliation subie en contrepartie de son entrée dans l'Union Européenne. Les Lituaniens, ambitionnant de dominer le marché régional de l'énergie électrique, ont le sentiment d'avoir perdu une affaire susceptible de leur rapporter beaucoup d'argent. Ils s'appliquent alors à nuire au Bélarus autant que possible. Ce qui explique leur activisme pro démocratique estival, alors que ce peuple d'ordinaire raciste, ne respecte pas la Charte Fondamentale des Droits de l'Homme Européen. Ecrivez en Français, il vous est répondu en Lituanien. Protestez on ne nous écoute pas, alors que la Convention ratifiée par la Lituanie, dispose au 4e de l'article 41 de la Charte de l'obligation de vous répondre dans votre langue d'origine. Le "ta pacia kalba". Ta propre langue.

4. Toute personne peut s'adresser aux institutions de l'Union dans une des langues des traités et doit recevoir une réponse dans la même langue.


4. Kiekvienas asmuo gali kreiptis į Sąjungos institucijas viena iš kalbų, kuria surašytos Sutartys, ir jam turi būti atsakyta ta pačia kalba.



astrava

Vendredi 28/08 la bataille commence à Astrava

en ligne le 27-8-2020