LES SANCTIONS


Situation obscure pour tous les observateurs. Svetlana veut un passage de pouvoir à Minsk. Entre elle et Luka. Cela semble quasi impossible. Même habillé avec une pantomime occidentale de type droits de l'homme. En attendant Svetlana se livre aux démonstrations de force en faisant défiler des milliers de personnes dans les rues au Bélarus. En même temps Luka distribue les bonnes images à ses fans, pour loyaux sévices de maintien de l'ordre. Combien lui resteront fidèles en fin de mois? La question se pose désormais.


Ce matin, 18 août les services secrets delivraient au Seimas de Lituanie leurs prévisions du moins non préalablement filtrées. Le patron du NSGK,Nacionalino Saugumo ir Gynybos Komiteto Comité de Sécurité Nationale et de la Défense, Dainius Gaižauskas, a une sale tête.

un militaire du renseignement


Dans ce métier cela évite de se faire remarquer dans la rue. Coupe de cheveux au carré, quasi rasé. La boule à zéro du Militaire du renseignement. On retiendra de ses propos filtrés, aux parlementaires, le rappel du souvenir du Printemps de Prague. Les chars soviétiques venus aux secours d'un frère en difficulté pour le maintien de l'ordre contre la démocratie naissante. Un parfum de nostalgie. Le NSGK pense à l'éventualité d'un été lituanien, faisant suite au printemps tchécoslovaque. A raison de la signature du traité d'assistance entre la Russie et le Bélarus. Une option qui dépendra de la nature des sanctions de l'Union. En théorie l'Europe n'ira guère loin dans sa panoplie des mesures de rétorsion. Une crise de pouvoir se régle, en général, au détriment des piliers de soutien du régime menacé. Elu au bourrage des urnes Luka pose un nouveau problème. Vladimir se faisait, lui aussi, réélire en juillet sur sa nouvelle constitution russe en triomphateur. Luka évoque l'éventualité d'une constitution, en bon élève ayant appris sa leçon de la bouche du maître du Kremlin. Toutefois la configuration reste floue. Une constitution alibi de transition pourquoi faire?


Svetlana joue à l'agitatrice de rue afin de mobiliser ses troupes sur le terrain et montrer sa capacité à mobiliser. Luka rappelle les traités signés avec le frère Russe. Une entrée DE CHARS à Minsk autorise un aller à Vilnius. Les avions de l'Otan, basés en Lituanie suffiront pour l'effet local de dissuasion, car l'Europe n'enverra pas de troupe à la frontière. Une altercation locale OTAN Russie est envisageable en excluant un affrontement Europe/Bélarus. Certes Trump est en deuil de son frère, l'occasion d'une vacance américaine est à saisir. La Lituanie soutient les agitateurs à Minsk. Le motif d'une intervention contre l'Europe est justifié. Vladimir doit intervenir pour rester crédible. C'est une nécessité pour ses alliances. Le passage de pouvoir réclamé par Svetlana constitue déjà une sanction contre Minsk par la pression populaire exercée dans la rue. Il manque toutefois un élèment dans cette partie de cartes truquée : la preuve de la légitimité de Luka. On ne la trouvera pas au fond des urnes. La preuve d'un complot démocratique contre l'ordre dictatorial établi se fabrique pour être crédible. Quoiqu'en Pologne Hitler s'en passait pour envahir le pays. Un précédent? Certainement! La semaine est décisive pour une intervention, sans exclure la possibilité d'une régression de type Galton. Un infarctus de Luka par exemple.Ou un assassinat commandité. Trop d'ivrognes en Lituanie ne se maitrisent plus, une fois imbibés d'alcool. La lecture des rapports de police quotidiens est édifiante.


Affrontements

Chaque camp va au bout de sa logique. Luka s'adressant aux occidentaux "occupez vous de vos oignons et foutez la paix au Belarus". Svetlana dans l'idéologie révolutionnaire demande à l'Europe de soutenir la transmission du pouvoir actuel du Bélarus à son profit. En l'absence de statut européen des opposants politiques. Pas de texte applicable au profit du second lorsque le premier bourre les urnes. L'OFCE était absent du nombre des observateurs sur place. Un handicap interdisant de soutenir une présomption de trucage électoral non constatée, sauf décision politique contraire.


Il y a la répression policière retransmise, par les photos, les témoignages et les reportages télés. 7000 emprisonnés au motif de l'atteinte à l'ordre public. Le nombre laisse des traces. Il y a les mots d'ordre "DEHORS", les pancartes et les affiches placardées à Minsk. On trouve les mêmes en France, contre Macron, lors des manifestations des Gilets Jaunes.

Par son jusqu'au boutisme Svetlana est une Tatcher du Belarus. Elle veut un transfert de pouvoir "démocratique", en l'absence de démocratie. Un tour de force.


Il y a bien le refus anglais de reconnaitre le pouvoir sorti des unes le 09/08/2020. Cela se traduira par la nomination d'un nouvel ambassadeur, et la remise de lettres de créances afin de normaliser les relations internationales entre les deux pays. Sous réserves que Londres accepte la proposition qui lui sera faite. Il faudrait nommer Svetlana pas exemple. Mais elle ne peut pas accepter de servir la politique de son adversaire Luka.


Ni l'Europe, ni Luka, n'iront à Canossa pour Svetlana. A mi chemin peut-être.


19/08 Reprise en mains musclée

Le président biélorusse Aliaksandr Loukachenko a demandé au ministère de l'Intérieur de mettre fin aux manifestations antigouvernementales à Minsk, rapporte l'agence de presse Reuters. Le renseignement est chargé de continuer la recherche des organisateurs des manifestations, rapportait mercredi l'agence de presse Belta. Il a également ordonné le renforcement des gardes-frontières pour empêcher "des combattants et des armes" d'entrer dans le pays. M. Loukachenko déclarait également que les fonctionnaires grèvistes ne reprendraient pas leur travail. Instructions annoncées presqu'en même temps que le lancement du sommet européen spécial sur la crise en Biélorussie le même jour..


"Nous soutenons fermement le droit du peuple biélorusse à décider de son propre destin et l'UE imposera bientôt des sanctions à un grand nombre de responsables de la violence, de la répression et de la fraude électorale", déclarait le belge Charles Michel après le sommet virtuel d'urgence de l'UE vers 17heures. Les sanctions incluraient des interdictions de voyager dans l'UE et le gel des avoirs financiers. "Ces élections n'étaient ni libres ni équitables et ne répondaient pas aux normes internationales. Nous ne reconnaissons pas les résultats fournis par les autorités biélorusses ». "Des bondieuseries bien pensantes européennes"? n'empéchant ni les arrestations arbitraires, ni les sévices infligés aux prisonniers politiques. En application du principe selon lequel la répression continue quelque soient les évènements. Le mari de Svetlana se trouve désormais en première ligne comme moyen de pression politique. Fait marquant du jour l'UE refuse le pouvoir établi à Minsk. S'attendre à la nomination PROCHAINE de nouveaux ambassadeurs Putine doit répondre, maintenant, s'agissant d'un échange bloc à bloc. L'UE a tiré sa salve à minima.


Dissuasions

Jeudi 20/08 les medias reportent, à plus tard, à l'automne, les sanctions européennes contre le Bélarus, et ses alliés éventuels. Mourir peut attendre. Faut-il voir une tentative de procrastination dans ces reports des prochaines valses diplomatiques annoncées? Il y aura des ambassadeurs attendus selon Asta, la pataréjà de la Présidence Lituanienne Une espèce locale de Money Penny... Ou le désir de rassurer les anxieux, afin de ne pas crier victoire trop tot, après la non reconnaissance de la réélection du maitre de Minsk? Aucun écho en France. Le président Lituanien Nauséda est intéressé par le sort de la centrale atomique d'Astravo en Bélarus à 50 kms de Vilnius. Il pense que ce sera le prochain problème européen car la centrale est dangereuse. Peu sure techniquement, une menace économique locale et régionale, jusque chez les polonais; dans la fourniture locale et régionale d'électricité. En fait son voisin est une puissance atomique civile menaçante. L'appel à la concience européenne le 19/08 restait sans résonnance. Aucun écho, rien dans les informations radios en France comme en Italie. Négligence probable. Pas même chez les gouvernements dits nouvellement écologistes comme celui de Macron. Les réseaux sociaux bruiraient de mouvements de troupes russes selon les commentaires publiés "off the record" par Kauno Diena. Infos non confirmées.


Il ressort de ces observations que le proche est renvoyé à demain, et que le lointain ne préoccupe pas aujourd'hui. Rien ne compte dans cette atmosphère de laisser aller.Asta, pataréja de la présidence lituanienne, est une jolie femme, sans plus, sans nécessairement  donner envie de boire un verre de Vodka Martini en sa compagnie.


La Lituanie décidait d'appliquer, sans attendre, ses sanctions personnelles contre le Belarus, en ciblant 32 personnalités interdites de séjour dont le nouveau président élu. Voila une décision bien génante pour les prochaines réunions au sommet entre les deux pays. Nous pas pouvoir se voir car toi pas entrer chez moi. Les interdictions s'appliqueront à M. Loukachenko, ainsi qu'aux hauts responsables du pouvoir bélarussien, aux chefs de la Commission électorale centrale et à d'autres ayant contribué au trucage des élections et à la violence contre les manifestants. Le dernier mot revenant au Parlement/Seimas Lituanien. Lequel doit se prononcer dans la journée de jeudi. On peut faire confiance à l'esprit de trucage des samogites pour contourner le problème de préséance diplomatique. Petite nouvelle ayant filtré, Svetlana, l'égérie de l'opposition envisage de retourner chez elle au Bélarus à une date non précisée. Imaginez le Général de Gaulle retournant en France après l'appel du 18 juin? L'éventualité d'une interdiction de séjour fait totalement défaut, dans les plans impensables de Svetlana. Bref tout cela nage dans une totale "galimybés" au sens lituanien du mot.


On lit des choses étonnantes dans les commentaires des articles lituaniens dont voici un exemple significatif : Loukachenko attirait l'attention des psychiatres pour la première fois après avoir été diplômé de l'Institut de pédagogie, lorsque, après avoir interrogé Leonov, le premier secrétaire du Parti communiste au comité de terrain, il insistait pour être nommé président de la ferme collective. Lukashenko était référencé par un médecin en recevant le diagnostic de psychopathie mosaïque. 1978 Le directeur du Conseil du commerce alimentaire de la région de Moguilev, où Loukachenko travaillait comme secrétaire de la Jeunesse communiste, contactait un hôpital psychiatrique pour signaler le comportement inadéquat de Loukachenko. 1982 Loukachenko était renvoyé de l'armée avec le même diagnostic: psychopathie mosaïque...


Ce serait le trouble bi polaire des grands dictateurs. En somme Luka serait toxique. Il faudra s'en séparer, ou s'en débarrasser au plus vite, ce seront les seules solutions envisageables. L'Europe ignore comment traiter ces malades à la tête des Etats. En tout cas Luka pense qu'internet menace son pouvoir : le bureau du procureur général a lancé mercredi une enquête sur "les appels publics à la prise du pouvoir de l'État et les actions visant à nuire à la sécurité nationale du Bélarus par le biais des médias ou du réseau informatique mondial - Internet".En somme tout abonné au réseau est un conspirateur potentiel. Luka a un sérieux grain. On pourra écrire "le dictateur qui prenait internet pour une menace" Comme le livre l'homme qui prenait sa femme pour un chapeau. S'il est tué, on mettra son meurtre sur le compte de Facebook.


Svetlana dément toute violation de la constitution bielorusse. On en attendait pas moins de sa part. Sa démarche serait légitime. Il ne manque que les articles autorisant de s'opposer au dictateur psychopathe mosaique.La légimité est celle des Droits de l'Homme de la déclaration de 1948. Vraisemblablement. Le Conseil de coordination, qui soutient l'ancien candidat à la présidence bélarussienne Sviatlan Cichanouskaya, a déclaré que ses objectifs et ses méthodes de travail étaient légitimes, malgré l'enquête criminelle ouverte sur l'établissement du Conseil."les membres du Conseil de coordination n'ont pas lancé d'appels à la prise du pouvoir ou à la force de l'État pour modifier l'ordre constitutionnel du Bélarus, extrader l'État, commettre un acte terroriste ou saboter ou prendre toute autre mesure visant à saper la sécurité nationale du Bélarus".


Les pions sont placés pour d'éventuels procès politiques truqués à venir. Un commentaire ironique ajoutait en russe "la dame a parlé". L'article jouxtait l'annonce selon laquelle La Biélorussie organisera des exercices militaires à grande échelle dans la région de Grodno. Prémonitoire? Le soutien de la Lituanie à Svetlana menace la sécurité du Bélarus, alors le projet d'invasion de Vilnius sera une petite promenade de santé pour le psychopathe mosaique. Une simple affaire de rhétorique. Manoeuvres???Moi j'ai dit manoeuvres!!!!


D'autant que la journée s'achève sur l'annonce d'une action de propagande tout le week end. En effet, selon une dépèche tombée vers 20 heures locales Les autorités bélarussiennes vérifient les informations faisant état de viols des manifestants détenus. On doit s'attendre aux démentis, selon lesquels les médias occidentaux déformaient grossièrement les faits. Pas de sang, pas de blessés et pas même de morts. Les prisons sont vides, personne n'est arrêté. Mensonge des médias. Bref un lavage de cerveaux à la mode soviétique nous attend. L'opposant Navalny est à l'hosto pour une tentative d'empoisonnement via son thé. Le thé mortel, ou la théière? Une sombre affaire de samovar mal lavé, il n'avait qu'à boire de la vodka, la boisson nationale. Vladimir peut dormir tranquillement.


Informations négatives

Après une interminable nuit sans sommeil, causée par trop de chaleur nocturne entre les 20 et 21 août, le vendredi 21 commençait par la publication de la nouvelle négative selon laquelle, Angéla Merkel déclarait en France que Luka n'avait pris aucun contact avec les dirigeants européens ayant refusé de reconnaitre son élection truquée du 09 courant. L'information négative présente un intérêt considéable, celui de l'aversion à la perte. Le négatif supplante le positif. On entre dans l'asymétrie. Les leaders européens constataient qu'aucun d'entre eux ne faisait l'objet d'une cour par le Bélarus. Merkel voyait émerger le statut quo de l'absence de renégociation  des contacts existants. Bien sûr pas de contacts avec son opposante Svetlana. Absence totale de point de référence et pas de normalisation du Bélarus avec l'Europe. Ni avec le Conseil de l'Opposition.Les perdants sont les citoyens du Bélarus en transit dans l'UE, car ils perdent toute représentation de leurs intérêts citoyens, et même tout droit international. Depuis le refus de reconnaissance de la validité de l'élection du 09 août, les ambassades du Bélarus ne représentent plus le peuple, ni personne. A commencer avec l'Allemagne et les pays de l'Europe du nord tels que la Pologne. Les citoyens sont les premières victimes sacrifiées par le pouvoir de Minsk. Les transactions commerciales aussi. Quel statut? Merkel ne pouvait déclarer sous une autre forme que les citoyens du Bélarus sont sacrifiés à l'égoisme de Luka. Le Bélarus n'est plus ni un Etat, ni même un peuple. Rien. Quid de son économie?

Svetlana ajoutait son petit couplet à celui de Merkel lors de sa conférence de presse, sponsorisée jeudi 20 par Baltic News Service BNS : "Mme Cichanouskaya a également déclaré que les autorités russes n'avaient pas encore tenté de la contacter". Ajoutant une déclaration significative de son retard d'analyse politique de sa situation personnelle : "Cichanouskaya a simplement appelé au respect de la souveraineté biélorusse. J'appelle tous les pays du monde à respecter la souveraineté de la République du Bélarus. "J'appelle tous les pays du monde à respecter la souveraineté de la République du Bélarus", a appelé le chef de l'opposition. Dès lors que l'Europe ne reconnait plus la légitimité du Bélarus de Luka, et que seule la Lituanie apporte son soutien à l'opposition. La légitimité change naturellement de camp. Le Belarus, désormais, c'est l'opposition temporaire de Svetlana. 10% des voix. A la fois peu et beaucoup. Peu, car 10% constitue une minorité. Beaucoup, car la capacité à s'opposer constitue la force démocratique suffisante pour légitimer et représenter une souveraineté. Le pouvoir change de camp en passant à 10% des suffrages, sans bourrage d'urnes. Svetlana doit prendre son bâton de pélerin et faire reconnaître sa légitimité auprès des 27 membres de l'Union. La Lituanie c'est déjà fait par sympathie de voisinage. En somme les sanctions cachaient la lutte pour la souveraineté. A 1 contre 27 il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour Svetlana. Finalement Svetlana c'est plus passionnant que Timochenko en Ukraine dans les années 2005.


Le soutien Lituanien comporte des arrières pensées économiques évidentes. Là où Svetlana annonce la grève dans son pays, le ministre des transports Lituaniens Narkevicius observe une activité normale dans les chemins de fer et les ports. La grève ne démantèle rien dans les échanges prévus entre les partenaires économiques traditionnels de longue date. Cette semaine, la grève a eu lieu à l'usine d'engrais de Belaruskalij, dont les produits sont chargés dans le port de Klaipeda par le Bulk Cargo Terminal (BKT) exploité par une société de l'homme d'affaires biélorusse Igor Udovickis. Les dirigeants de l'entreprise craignaient qu'après l'arrêt de la production de Belaruskalij, le travail de BKT ne s'arrête également, mais selon A. Latakas, les engrais de Belaruskalij se dirigent comme d'habitude vers la Lituanie.Les chemins de fer lituaniens transportent environ 18 à 19 millions de tonnes de marchandises biélorusses par an et leur flux total est d'environ 50 millions de tonnes. La société reçoit à elle seule environ 100 millions de tonnes de marchandises biélorusses. Svetlana fait de l'agitation sur le terrain. Sans être assez suivie pour handicaper le Bélarus. L'économie Lituanienne semble ne pas trouver de souffle nouveau; dans son activité; en apportant un soutien spontanément sympathique à l'opposition sortie des urnes à Minsk. L'avenir de l'opposition est-il menacé car pas assez rentable? La question est posée car la Lituanie n'est pas dirigée par des philantropes idéalistes. Le ROI est incertain (Return Of Investisment). Le président Nauséda sera rapidement confronté à la réalité d'un soutien à fond perdu, à l'opposition, sans perspective de rentrer dans ses fonds, et le choix de renouer avec Luka pour une question de marché. Une affaire de business! Le lituanien est commerçant, il doit trouver son intérêt financier. Investir dans l'idéologie ne rapporte RIEN. L'opposition Bélarus a-t-elle une marge de manoeuvre? Svetlana doit en apporter rapidement la preuve...




en ligne le 21-8-2020