La Méthode Putin mise en oeuvre par Loukachenko


HOTEL MINSK

hôtel MINSK

la méthode Putin mise en oeuvre par Loukachenko

Alexandre Loukachenko le dictateur du Bélarus


Elle se résume à une phrase "il faut parler à son peuple" rapportée par l'actuel dictateur du Bélarus. Quel sens lui donner?


Le quotidien Kauno Diena débutait le lundi 24 août par la publication des jugements à l'emporte pièce de Victor Landsbergis président le Parlement Lituanien Seimas. Deux appréciations sommaires selon lequelles l'Europe craindrait Putine, sans explications. Puis le constat que le Bélarus représente la catastrophe de Putine. Difficile de se faire une opinion à partir de tels propos péremptoires, sommaires autant qu'incompréhensibles.

l'Europe a peur de Putin selon Landsbergis

il faudrait plutôt dire qu'ils ont de trop bonnes relations pour se fâcher


En revanche l'analyse des propos du dictateur du Bélarus révèle des pistes plus intéressantes. Notamment l'instrumentalisation de l'opposition de S.C par les Lituaniens, les faits du week end, et les actes ordonnés à la milice par le dictateur sur les conseils du Kremlin.


GROSSIR EXAGEREMENT UN DETAIL

Tout le we le dictateur rapportait les propos selon lequels il y avait lieu de craindre une ingérence de l'Otan dans les affaires intérieures du Bélarus. Ce fut d'abord l'allusion au vol des avions. Accusation selon laquelle les "F15 sont à 30 minutes". Il résulte de ces propos la révélation, lundi 24 août, de l'emploi d'un hélico MI-24 russe pour intercepter des ballons sondes Lituaniens ayant franchi l'espace aérien entre la Lituanie et le Belarus. Donnant lieu à des échanges de notes diplomatiques tendues pour un détail frontalier insignifiant entre les deux pays. Les avions de l'Otan se réduisaient à un ballon sonde vagabond, un grossissement exagéré. Selon une technique autrefois employée par Hitler avec ses troupes. Usage d'une illusion trompeuse.

un mig-24 pour stopper un ballon sonde

une enclume de trop le dimanche 23 août 2020 sur la voie Baltiique


LES EXERCICES DU DIALOGUE A DOUBLE SENS

Les dépèches des agences de presse rapportent 3 interventions en fin de semaine du 22 août

- une élection locale

- une réunion avec les zomos de Grodno avec des photos

- un discours dans une entreprise d'Etat à propos de la grève paralysant le pays sur mot d'ordre de l'opposition.

En effet, le dictateur parlait aux siens. Les affidés de son public.Ses partisans, payés par l'Etat du Bélarus.

Loukaschenko trafique, pour son compte personnel, dans la contrebande de cigarettes transfrontière.


Puis le dimanche 23 il laissait les manifestants de l'opposition manifester à Minsk, sous la surveillance de ses forces de sécurité. Complétement instrumentalisée par les lituaniens, Svetlana se mettait à croire à une résurrection populaire, par une manifestation de masse évoquant la renaissance du phénix belarussien. Un improbable oiseau myhique n'ayant jamais existé. Pour le défilé sans heurts de 100 000 personnes environ la veille à Minsk. D'une certaine manière il est possible de dire que le dictateur laisse aussi s'exprimer son opposition, en l'encadrant de près. Ainsi le conseil de Vladimir Putin était mis en musique sur deux tonalités différentes, et contradictoires. D'une part le dictateur avertissait son public de ne pas pousser trop loin le bouchon de la contestation. D'autre part il laissait, sans violences, les manifestants manifester. L'opposition croyait à la réalité de son message, jusqu'au brutal réveil de l'arrestation de 2 de ses membres le lundi 24 août dans l'après midi. à Minsk. Seule une tonalité prévaut, celle des consignes dictatoriales de se tenir à carreau. Dans son euphorie Svetlana n'avait pas vu venir la manoeuvre d'encerclement. Putine retourne contre les occidentaux leurs méthodes consistant à ordonner à la police de faire respecter l'ordre public. Peu importe que cet ordre public soit devenu illégal depuis l'expression officielle de la défiance européenne contre le régime mi août. L'opinion publique ne maitrise pas la contradiction. Le message passe sans difficulté. La contestation de l'autorité du dictateur est mal perçue. Telle est encore la méthode Putin pour se débarrasser de l'opposition, en la discréditant dans l'opinion. Le dimanche se terminait sur une note à la Bruce Willis. Celle du dictateur regagnant son domicile une mitraillette à la main. La note martiale de style cartoon network. Le Comique de situation.

l'opposante Svetlana instrumentalisée par les Lituaniens

avec le Premier Ministre Skvernélis



Et la suite?

On peut penser, à tort, que Putin doit assurer son avantage par une action de force quelconque. C'est inutile, il tient les commandes, et l'Europe le laisse faire. Il y aura la valse des diplomates en septembre, et les réactions politiques à la centrale nucléaire d'Astrava. Les écologistes européns sont à l'heure actuelle démobilisés sur le sujet. Le souvenir de Tchernobyl s'est dissipé. Le précédent de l'iRAN sous un président démocrate, Obama, permet de ne pas s'inquiéter des éventuelles réactions américaines. Biden, son ex vice président est en lice pour remplacer Trump. La continuité. Hier à Vilnius; un sénateur us passait le message de la non intervention américaine au Bélarus. Il reste toutefois à cadrer le dictateur du Bélarus afin d'éviter ses ruades intempestives. Cela dépendra de sa docilité, et de celle de l'opposition. Svetlana a prouvé sa capacité à manoeuvrer en terrain difficile, elle réservera de mauvaises surprises.  Car la méthode Putin s'adapte mal aux difficultés du terrain. C'est son principal défaut. L'opposition présentera-t-elle ses ambassadeurs aux 27 capitales européennes? Un exercice nécessaire 007

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en ligne le 25-8-2020