l'avenir électrique de la Baltique se joue à Astrava sur un projet russe de Rosatom

La sale gueule de bouledogue de Lavrov

la pimbêche et perronnelle russe Zakharova, une autre sale gueule


Les journées des 9 octobre 2020 au 11 revètent une considérable importance. Car elles annoncent des bluffs et des meurtres présumés perpétrés par de dangereux psychopathes : Putin et Lucasencko.


Tout d'abord Putin. A son habitude il envoyait son personnel en avant,préparer le terrain et faire pour lui le sale travail. En l'espèce Lavrov et ses aides, Peskov inclus. A coup de propos pontifiants le ministre Lavrov, et sa subordonnée Zakharova, déclaraient mettre en oeuvre les représailles "secrètes" de Minsk, en réponse sous délai de huitaine à celles de Bruxelles du 02 octobre. C'est le "meurtre" de l'Europe en définitive. Car au prétexte fallacieux de la supériorité de la civilisation slave, des mesures de rétorsion, non publiques bien entendu, le culte du secret des fourbes, seront appliquées aux européens dans la fédération de Russie et dans ses Etats associés dont le Bélarus. La porte de l'arbitraire est désormais grande ouverte, ainsi qu'aux discriminations par les fonctionnaires, grande spécialité russe et soviétique. C'est le retour au passé tsariste de l'omnipotence autocratique. Alors que l'Union Européenne est régie par le principe de l'article 27 du Traité de Lisbonne, des Droits Fondamentaux des Citoyens Européens : celui de l'information préalable officielle pour prendre une décision. Une toute autre société se réactive.Un nouveau rideau de fer s'élevait le 9 octobre marqué par un retour au passé de l'arbitraire à l'Est. Putin, encouragé par le dictateur de Minsk, balaie l'acquis de la Révolution soviétique. L'univers des passes droits et des abus autoritaires revient au galop. Un considérable recul démocratique.


Minsk ensuite. En veine de confidences l'autocrate du Bélarus confiait ses "révélations mensongères" sur le départ de Svetlana le 11 août du pays. Cela commence par une invraisemblance. Sa grande spécialité Svetlana serait venue le "taper" pour lui demander de l'argent. Ni plus ni moins. Il lui aurait donné 15 000 $,pour s'en débarraser, pourquoi cette somme? pour qu'elle parte avec les aides matérielles de l'ambassade du Bélarus à Vilnius pour lui trouver un logement à louer. Totalement invraisemblable cette histoire de 15 000$ donnés par un candidat non investi, et alors sans pouvoir, faute d'avoir prété serment sur la Constitution suite à une élection contestée. Dans son délire maniaco dépressif Lukasencko raconte ainsi se servir, pour ses besoins personnels, dans les comptes des entreprises publiques du Bélarus pour donner le produit de ses détournements financiers à un tiers recéleur. Etonnant que cette infraction soit non réprimée au Bélarus. Un état qui se dit de droit. D'autant que Lukasencko n'était "auto investi" dans sa fonction que début octobre, soit deux mois après l'élection du 9 août. Imaginez deux adversaires politiques dont l'un demande à l'autre des "sous" pour se refugier dans un pays voisin. Invraisemblable histoire, même dans le plus mauvais scénario de Netflix. Afin d'accréditer son histoire, Lukasencko raconte un second fait afin d'accréditer son histoire (Chirac disait "plus la ficelle est grosse plus elle passe", annonciateur d'un évènement prochain : suggérer une seconde "tentative" d'assassinat de Svetlana, après celle présumée "manquée" le soir du 9 août. Une façon de préparer le public à un second meurtre prémédité par lui, et par Putin, au cours des prochains mois. Svetlana sait que sa vie est désormais en danger, à la merci du tir d'un sniper du KGB ou du NKVD. Le SR lituanien se serait passé de cette mission supplémentaire. Le NSGK lituanien devra assurer la mission de la sécurité physique de Svetlana. Cette semaine, la diffusion d'un avis de recherche de Svetlana avait pour objectif de restreindre ses déplacements géographiques, qui irritaient Minsk et Moscou au plus haut point. L'histoire de l'assassinat à venir vise cette fois à lui interdire de se mettre à la fenêtre. Bien entendu il faut aussi envisager la pose de bombes dans son logement. Ou l'envoi d'un colis piègé explosif. Le tyran de Minsk pense assurer ainsi sa "stabilité". Il faudra voir ce week end, des 10 et 11 octobre, quelle mobilisation sera faite à Minsk. Quel défilé des femmes dimanche notamment. Dimanche dernier la messagerie Télégram mobilisait 100 000 personnes à Minsk. L'esprit d'insurrection gagne lentement du terrain. Les biellorusses seront contents de lire, que leur dictateur favori, se sert directement, pour ses besoins personnels, dans la caisse des entreprises publiques sur leurs impots pour son argent de poche. C'est un crime d'Etat! de la prévarication. Svetlana réglait avec un trait d'humour très fort, les mensonges du tyran de Minsk dans son rôle d'affabulateur public. Le prix du canapé.




Lavrov évoque deux tendances dans l'UE par rapport à la Biélorussie

La position de l'Union européenne sur la situation en Biélorussie est contradictoire, cependant, la majorité des membres, responsables et sérieux, de la communauté sont contre "les ponts brûlés" dans les relations avec Minsk. Cela était déclaré vendredi lors d'une conférence de presse par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, rapportait l'agence TASS.


Il soulignait que deux tendances coexistent dans l'UE en termes de traitement de la situation au Belarus. «La première tendance est alimentée de toutes les manières possibles par les pays qui sont voisins directs de la Biélorussie, principalement la Lituanie et la Pologne, qui adoptent une position agressive, y compris un appel aux temps historiques où le Grand-Duché de Lituanie et le Commonwealth existaient. Ces pays sont clairement poussés par la tentation, assez sérieuse, de développer un espace géopolitique supplémentaire, pour ainsi dire. De plus, [ils] le font sous un slogan ouvert: pour empêcher la Biélorussie de rester avec la Russie, il est nécessaire d'arracher la Biélorussie à la Russie. Pour autant que je sache, dans l'UE, il y a une minorité », déclarait aussi le ministre.


«Une autre tendance promue, par les États responsables et sérieux, est que l'UE ne devrait pas répéter les erreurs commises à l'égard de l'Ukraine. Ces deux tendances se heurtent, elles peuvent difficilement être compatibles. Par conséquent, l'UE adopte des déclarations plutôt simplifiées, elles sentent clairement qu'entre ces deux tendances il y a une telle majorité silencieuse, qui ne veut vraiment pas brûler les ponts, et faire des déclarations qui ne peuvent alors se concrétiser », expliquait sententieusement le ministre russe des Affaires étrangères.


Lavrov rappelait qu'Alyaksandr Lukashenka présente une initiative visant à mener une réforme constitutionnelle dans le pays. «C'est une bonne opportunité d'établir un dialogue national, au cours duquel toutes les couches de la société bélarussienne peuvent s'entendre sur la manière dont elles veulent développer davantage leur État, leur nation », résumait-il.


Le 2 octobre, il y a huitaine, l'Union européenne imposait des sanctions à une quarantaine de responsables biélorusses, qui, selon la communauté, sont responsables de fraudes électorales et de violations des droits de l'homme. Les États baltes ont approuvé à la fin du mois de septembre leur propre liste de sanctions contre la Biélorussie, qui comprend plus de 100 fonctionnaires.


Le Kremlin a une attitude négative à l'égard de la politique de sanctions, mais considère que c'est un signal positif que l'UE n'a pas l'intention d'imposer des sanctions contre Alexandre Loukachenko. En tout cas, il s'agit plus d'une manifestation de faiblesse que de force, déclarait l'attaché de presse du président russe Dmitri Peskov, rapporte TASS.

Selon Peskov, le Kremlin "est plutôt positif quant à la non-inclusion de Loukachenko dans le paquet de sanctions". "Mais si nous parlons en général, alors, bien sûr, nous avons une attitude négative face aux manifestations des sanctions".


- Entrer dans certaines listes de sanctions des plus hauts dirigeants du pays ou du chef de l'État, bien sûr, signifierait simplement l'exclusion de toute opportunité, de tout contact avec ce pays, bien sûr, cela priverait l'UE de la possibilité de maintenir un dialogue avec la Biélorussie, y compris dans l'intérêt de la discussion, ces sujets qui intéressent les deux côtés, - déclarait Peskov.


Pour rappel, l'Union européenne entend imposer des sanctions à une quarantaine de responsables biélorusses à partir du 2 octobre, responsables, selon la communauté, «d'avoir falsifié les élections et violé les droits de l'homme». Cette décision était prise à la suite des résultats du premier jour du sommet de l'UE à Bruxelles. Les noms des personnes inscrites sur la liste n'ont pas encore été annoncés, mais on sait que l'UE n'a pas imposé de sanctions contre Alexandre Loukachenko, car "cela saperait la demande de Bruxelles d'entamer un dialogue avec l'opposition par la médiation de l'OSCE afin de libérer les prisonniers politiques". Beaucoup de répétitions laborieuses inutiles.


Le ministère des Affaires étrangères du Bélarus déclarait que, par sa décision, l'Union européenne avait aliéné son voisin d'elle-même et que les mesures prises par l'UE toucheraient les citoyens du Bélarus, leur sécurité, leur bien-être et leur économie, ainsi que d'autres domaines de coopération. Ils estiment également que les sanctions ont été introduites comme une mesure punitive "pour le fait que la Biélorussie n'a pas accepté de remplir un ensemble d'exigences d'ultimatum, auxquelles aucun État souverain qui se respecte ne saurait satisfaire". Propos creux.


- Nous considérons cette mesure comme une pression ouverte et inacceptable sur les autorités bélarussiennes, qui s’efforcent de normaliser la situation à l’intérieur du pays. Ce n'est pas ce qui est demandé. Là encore, l'UE n'a pas dit un mot en faveur de la réforme constitutionnelle visant à libéraliser le système politique du Bélarus par un dialogue national. Ce qui devrait se passer non pas dans la rue, mais dans le cadre du champ juridique national avec la participation de toutes les couches de la société bélarussienne. L'exemple de la réforme loupée post 1968 du Général de Gaulle en France sur la régionalisation indique qu'il s'agit là d'un cul de sac.


Zakharova: la liste des sanctions de représailles biélorusses commence à être automatiquement appliquée en Russie - même exercice laborieux que Lavrov-

En Russie, l'imposition de sanctions par l'Union européenne contre la Biélorussie est considérée comme une pression ouverte inacceptable sur les autorités du pays laquelle rejoint les sanctions de représailles biélorusses. Ceci était déclaré par la représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova. Une pimbèche prétentieuse.


Zakharova aaffirme qu'au lieu de faire preuve de retenue nécessaire pour stabiliser la situation en Biélorussie, rappel inutile, l'Union européenne se saisit à nouveau de l'instrument des sanctions. Selon le représentant du département, les décisions de l'UE violent l'un des principes clés de la Charte des Nations Unies, et de l'Acte final d'Helsinki de la CSCE - la non-ingérence dans les affaires intérieures.


la situation en Biélorussie, l'Union européenne a décidé de suivre l'exemple des pays membres individuels, qui sont enclins à "influencer" davantage la situation politique interne au Belarus. Nous appelons l'UE à réfléchir aux conséquences dangereuses d'une telle ligne, - déclarait Zakharova.


«Conformément aux engagements alliés, la liste des sanctions réciproques du Bélarus, qui est entrée en vigueur aujourd'hui, est automatiquement appliquée dans la Fédération de Russie», déclarait-elle.

Pour rappel, l'Union européenne décidait le 2 octobre d'imposer des sanctions à plus de 40 responsables biélorusses, qui, de l'avis de la communauté, sont responsables de «falsification d'élections et de violation des droits de l'homme». Cette décision était prise à la suite du sommet de l'UE à Bruxelles. Laborieux rappel. La liste comprend des représentants du ministère de l'Intérieur et du KGB, ainsi que des membres de la CEC. L'UE n'a pas imposé de sanctions contre Alexandre Loukachenko, car "cela saperait la demande de Bruxelles d'entamer un dialogue avec l'opposition par la médiation de l'OSCE et de libérer les prisonniers politiques". Rappel de Lavrov.


Le ministère des Affaires étrangères du Bélarus déclarait que par sa décision, l'Union européenne avait aliéné son voisin d'elle-même et que les mesures de l'UE affecteront les citoyens du Bélarus, leur sécurité, leur bien-être et leur économie, ainsi que d'autres domaines de coopération. Le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu'en relation avec les sanctions de visa adoptées par l'UE contre un certain nombre de responsables biélorusses, la partie biélorusse introduisait dès aujourd'hui une liste de sanctions de représailles. Mais "conformément à la pratique diplomatique civilisée établie", la partie biélorusse n'en publiera pas la liste.


Verbeux, prétentieux, redondant, non civilisé. L'article 27 des Droits fondamentaux des Européens dispose du droit à l'information préalable de la Charte des droits fondamentaux Européens notamment du principe de l'information préalable, "se voir garantir aux niveaux appropriés une information et une consultation en temps utile."

«Conformément aux engagements alliés, la liste des sanctions réciproques du Bélarus, qui est entrée en vigueur aujourd'hui, est automatiquement appliquée dans la Fédération de Russie».

le texte doit être connu à l'avance. En usant de mesures de rétorsion secrètes la Russie, et le Bélarus se placent dès facto dans une relation hors de l'occident rappelant la période d'invasion de l'empire romain par les barbares slaves. Il faudra donc recourir réciproquement à des mesures similaires inconnues de l'Est. Un nouveau rideau de fer s'élève à  l'initiative de la Russie.


"J'ai donné l'ordre, ils ont pris 15 000 dollars de l'entreprise publique et les lui ont données." Loukachenko se confie sur les conditions de départ de Tikhanovskaya". Accusation tardive, autant que suspecte, et mensongère, de son détournemment de fonds publics pour 15 000 dollars au bout de 2 mois. Non crédible car  cette histoire rocambolesque comporte des incohérences grossières.


«Tikhanovskaya a oublié que le président de la Biélorussie l'a sauvée de ce sacrifice sacré -lequel?-. Non explicité à ce stade de l'histoire» Alexander Lukashenko se livrait aux confidences, tardives autant que suspectes, le 9 octobre, lors d'une réunion sur les questions d'actualité. Il racontait comment l'ex-candidate à la présidentielle Svetlana Tikhanovskaya avait quitté la Biélorussie après les élections. Un extrait de la réunion était diffusé sur la chaîne Pulviy Telegram.


«J'ai donné des ordres, ils ont pris, qui ils? 15 000 dollars de l'entreprise publique -laquelle étonnante amnésie- et les lui ont donnés selon Loukachenko - sur les conditions de départ de Tikhanovskaya. Son seul souvenir est de nature matériel et financier. Bizarre!


"Tikhanovskaya a oublié que le président de la Biélorussie l'a sauvée de ce sacrifice sacré rappel mnésique d'une tentative d'assassinat manquée car annulée?." Que signifie cette affirmation obscure non explicitée? Alexander Lukashenko affirmait cela, le 9 octobre lors d'une réunion sur les questions d'actualité à Minsk, la répétition est procédé en usage dans les pays de l'est. Une actualité plutot rassie car vielle de 2 mois. Il racontait, sur le ton de la fausse confidence, comment l'ex-candidate à la présidentielle Svetlana Tikhanovskaya avait quitté la Biélorussie, après les élections, selon lui, sans que sa narration ne corresponde à la réalité, car d'autres relations sont différentes. Notamment celles rapportées par l'agence BNS ou par TUT.BY


Un extrait de la réunion était diffusé sur la chaîne télégramme Pul Pervoy.

- Tikhanovskaya a oublié que le président du Bélarus l'a sauvée de ce sacrifice sacré, troisième répétition suspecte d'un assassinat annulé, afin de contrainndre l'auditoire à le mémoriser. Je lui ai dit, quand je l'ai appelée, tard dans la soirée, (montre Vakulchik - à ce moment-là chef du KGB. - N.D.E.) Quelle familiarité? Et j'ai dit: «Enlevez immédiatement la plupart des unités de combat des rues, et prenez le contrôle du quartier général de la soi-disant opposition (cette formule est nouvelle car inconnue au moment des faits. En effet la situation était celle du dépouillement des résultats. Il était hors de question d'évoquer une opposition quelconque à quiconque, et moins encore le pouvoir d'ordonner à des policiers fonctionnaires des ordres par quelq'un n'ayant encore été investi. Sinon, il y aura des problèmes ( lequels? ici le tyran de Minsk anticipe les faits à tort. " Nous l'avons vu avec lui (expression non explicitée). Et la tâche était de changer les vêtements de nos gars de "Alpha", et en même temps, en montrant là-haut, montrer (répétition) avec précision que nous avons pris le contrôle de ce quartier général, sous quelle autorité légale? - déclarait Loukachenko.


Il notait que 50 journalistes étrangers entouraient Svetlana Tikhanovskaya et d'autres se rassemblaient alors au même endroit qu'elle.

- Le soi-disant garde (? qui?) était soit un policier, soit un autre, et il appelait le ministère de l'Intérieur. Il remarquait que quelque chose n'allait pas: pourquoi autant de personnes étaient-elles rassemblées dans ce batiment? Cela l'alertait, comme le disent les gens, la chuyka a fonctionné - et il a appelé Karaev (chef du ministère de l'Intérieur. - N.D.E.). Et puis j'ai retiré 120 personnes de ces rues, avec quelle autorité? qui y travaillaient comme des salauds - expression vulgaire- pour empêcher que ce crime ne soit commis. Comment savait-il qu'un crime se préparait? Sauf à en être le commanditaire. Le plan était comme celui d'Odessa?: mettre le feu au quartier général afin de blâmer les autorités », déclarait Loukachenka. Pourquoi un crime? On en saura rien à ce stade!


Selon lui, le lendemain, Svetlana Tikhanovskaya appelait le ministre de l'Intérieur Yury Karaev pour lui demander un rendez-vous, que le ministre signalait ensuite à Loukachenko. A vérifier!


- En général, expression bizarre, il n'y a eu qu'une seule demande: «Veuillez dire au président, que je veux quitter la Biélorussie: il y aura des problèmes» bizarre. Pourquoi lier deux faits ainsi? Nous avions compris qu'il pouvait y avoir des problèmes, lesquels? Et j'ai donné l'ordre: avec quelle autorité? nous, sous protection, à sa demande -de qui?-, avec les personnes qu'elle avait demandé à l'accompagner. Nous avons été emmenés en Lituanie chez les enfants???, il doit y avoir une trace, au passage à la frontière, d'une voiture officielle. Et quand elle a dit qu'elle n'avait pas d'argent pour vivre là-bas, j'ai donné des ordres, et ils (qui?) ont pris 15 000 dollars à l'entreprise d'État et les lui ont donnés. «Merci beaucoup», cria-t-elle et. Ils  sont sortis, - racontait Loukachenka. Surprenant de se servir ainsi, dans les comptes, sans autorité légale car non investi ni serment prété sur la Constitution.


Il déclarait également avoir donné l'ordre à l'ambassade de Biélorussie, en Lituanie, de "l'aider dans tout, y compris si elle avait besoin de louer un nouvel appartement, etc." Une sollicitude plutôt suspecte, sans autorité.


- Elle était rapidement prise sous le contrôle des services spéciaux lituaniens, vous connaissez la suite. Non! justement nous l'ignorons. Voilà pour que vous sachiez ce qui s'est passé à ce moment-là. Ce sacrifice sacré n'a pas eu lieu (un assassinat commandité par Lukasenccko) qui en était le commanditaire, lui-même très vraisemblablement, car il est le seul à l'évoquer. Imaginez si cela était arrivé. Par conséquent, personne ne l'a poussée à partir à l'étranger. La question était la vie ou la mort. Et c'était son désir de partir», dit-il. C'est déclaré sur le ton du soulagement. Juste assez pour instiller l'idée d'un second assassinat, en préparation, par un double zéro du SR de Minsk ayant reçu l'ordre d'une "commande" homo.


Rappelons que Svetlana Tikhanovskaya, accompagnée d'un avocat (maxime Znak, est venue à la CEC le 10 août porteuse d'une plainte concernant les élections. Après y avoir passé plusieurs heures avec des représentants des agences gouvernementales, elle quittait le bâtiment par une autre sortie. Dans le même temps, le chef du KGB de Biélorussie, Valery Vakulchik, déclarait que les forces de sécurité gardaient le quartier général commun le jour du scrutin afin d'empêcher une tentative d'assassinat contre Tikhanovskaya. Ici on relève une confusion dans la séquence journalière. Le lundi 10 août, ainsi que  le lendemain 11, on apprenait que la candidate à la présidence était en Lituanie. Une vidéo était diffusée dans laquelle Tikhanovskaya lisait un morceau de papier, un texte exhortant ses partisans à abandonner les manifestations de masse. Ce n'est pas du tout le portrait qu'en donne Lady Tut By dans son article "de Cendrillon à Mme Côtelette".



Cette fausse confidence a pour but, de préparer le public, à la future tentative d'assassinat de Svetlana, par un sniper des services secrets russes. Motif pour lequel une première tentative manquée est évoquée le 09 août. L'objectif commun de Moscou, et de Minsk, se résument à l'élimination physique de Svetlana. Lors des fêtes de fin d'année, cela passe plus inaperçu. Les noms des principaux protagonistes sont donnés, sauf celui du sniper.


Le degré d'invraisemblance de cette histoire, confuse dans un même paquet, une tentative de meurtre commanditée par le tyran de Minsk, et le détournement de 15 000$ de fonds publics. Probablement 5 000 byns et non 15 000. Tuer et donner de l'argent, deux actes incompatibles, sauf si le détournement financier présumé vise à dissimuler la tuerie projetée par le dictateur, à laquelle il renonçait, à raison de la présence génante de la presse étrangère autour de Svetlana. Le départ de Svetlana le 11 août rapporté par les agences de presse, et TUT BY présent, fait état de son blocage au CEC pour contester le résultat des élections du 9 août. A quel moment prenait-elle l'argent? Le 10 aoüt? ce n'est pas crédible avec la contestation des résultats des scrutins préparé par l'avocat Maxim Znak actuellement enlevé et détenu? Lukasencko ment. Un commentaire lu sur Kauno Diena fait état de sa psychopathologie mosaïque. Nous sommes en plein délirium psychopathologique.


Salir : Minsk et Moscou ne savent rien faire d'autre

Notez enfin que ces élèments, prononcés dans une langue étrangère, perdent leur sens, et qu'il est nécessaire de les replacer dans le contexte pour comprendre. En effet, que disait Lukasencko? Tout simplement ceci :


"j'ai essayé de la tuer, sans y parvenir car il y avait trop de journalistes étrangers autour d'elle. Je l'aurais payée comme une pute pour qu'elle parte 15 000 $ si nécessaire".


Cela prend un autre sens : celui du mépris des femmes qu'il témoigna pendant toute la campagne électorale. On comprend mieux que la référence à l'argent sert de "couverture" au projet de meurtre le 9 août. Lukasencko était TRES désagréablement surpris par le résultat du scrutin, car malgré les trucages des chiffres, que plusieurs procès locaux mettent en évidence, notamment à BOBRUYSK avec le cas de Sud Sayed par exemple. Svetlana enregistrait de meilleurs résultats, ce qui explique le dépot de son mémoire de contestation des chiffres le 11 aout. Les explications données par la presse à son exil lituanien se rapportent à son blocage plusieurs heures durant par la commission. Dans ces conditions on comprend sans peine que lors de la rédaction du mémoire à déposer, Maxime Znak ait conseillé à sa cliente de prendre le chemin de l'exil pour sa sécurité. Décision prise le 11 dans l'effervessence, alors que Lukachenko ballotte le lecteur sur un voyage à Vilnius le 10 en voiture "pour voir les enfants". Voila pourquoi l'annonce d'un second meurtre en préparation doit retenir l'attention dès à présent. Car aussi obstinée qu'elle soit, Svetlana réussissait à convaincre les politiciens européens de la justesse de son combat pour le respect de la démocratie. Cette femme sortie de ses fourneaux se révélait une battante en politique. Ce que ni Putin, ni Lukasencko ne prévoyaient. Alors ils leur fallaient la salir. Tout d'abord l'opprobre sociale de l'avis de recherche policier. Les méthodes des flics dégeulasses. Puis ensuite le mobile de l'argent. Elle a fait ça pour du blé. Son exil c'est 15 000 $. Et pourquoi pas plus? C'est tellement invraisemblable! Et dans le lot Lukasencko introduisait son apport psychopathologique de meurtrier. Je veux la tuer, j'ai loupé mon coup en août, une première fois dans les urnes comme candidate, mais avec un sniper professionnel cette fois j'y arriverai. Ce n'est pas sûr du tout. Le trucage des urnes a foiré, la tentative du second meurtre sera similaire. Dans cette affaire la régression de Galton s'en est déjà mêlée pour donner un résultat négatif, la suite sera similaire. Le soutien de Putin n'y fera rien. Au contraire, la contestation se lève à l'Est avec Navalny, puis avec Svetlana. Les deux contestataires.


Le prix du canapé: "il oubliait les 900 000 du prix du canapé". Par cette boutade très humoristique Svetlana clouait au pilori les mensonges du Tyran de Mink Lukasencko, lors d'une conversation téléphonique, dans laquelle elle était interrogée sur les 15 OOO $ mensongers du prix de son départ le 11 août.Le caractère exorbitant du prix se suffit à lui même comme réponse. Un trait d'humour!.


La conversation téléphonique : Après 4 mois de silence, Svetlana livrait un extrait de sa première conversation avec son mari Sergei emprisonné, le 10 octobre. Cette adresse internet reproduit le texte diffusé, non repris par les médias Baltes, à l'exception de telegran et de Tut by


"Une conversation téléphonique entre Svetlana et Sergei Tikhanovskikh vient d'avoir lieu", rapportait la chaîne Telegram. "C'est la première conversation en 4 mois, soit 134 jours."

Plus tard, Svetlana Tikhanovskaya commentait son échange avec le centre de détention provisoire du KGB, sur la conversation avec son mari.«Les événements d'aujourd'hui sont le résultat de nos pressions sur vous. Par cette rencontre, Loukachenka reconnait enfin l'existence des prisonniers politiques au Bélarus, qu'il qualifiait auparavant de criminels. Et s'il veut montrer qu'il est prêt à dialoguer, il doit libérer immédiatement ces prisonniers politiques. Il n'y a pas de dialogue dans la cellule de la prison. Il parle de réforme constitutionnelle, mais il ne le fait que pour affaiblir notre protestation. Nous continuerons à rester fermes et à rechercher pacifiquement de nouvelles élections. » Rappelons que Sergei Tikhanovsky, et plusieurs autres personnes, étaient arrêtés le 29 mai à Grodno lors d'un piquet de grève pour recueillir des signatures. Les militants des droits humains de Viasna l'ont reconnu en qualité de prisonnier politique.


Plus tard, la chaîne telegramme de Svetlana Tikhanovskaya, diffusait des détails sur sa conversation avec son mari.

Sergey: Avez-vous découvert? Le mari parle.

Svetlana: Bonjour, chérie.

<…>

Sergey: Comment vas-tu?

Svetlana: Bien. Et toi?

Sergei: Pas si bien.

Sergei: Comment vont les enfants? Que leur a-t-on dit?

Svetlana: Papa est en voyage d'affaires. <…> Agnia demande tous les soirs: "Quand mon père viendra-t-il?" Pleurs. Roots la rassure également que papa sera bientôt là, tout va bien. Pendant que nous nous nourrissons encore de contes de fées, où vous en êtes et ce que vous êtes. Nous faisons de notre mieux pour vous faire sortir le plus rapidement possible. Je ne sais pas combien de temps cela pourrait prendre. Mais nous espérons très bientôt. Nous faisons tout ce qui est nécessaire pour changer la situation dans la république. Je ne tiens bon que grâce aux Biélorusses. Je sais que nous ne pouvons pas reculer et nous ne le ferons jamais tant que vous ne serez pas tous libérés.

Sergey: Comment ça va? Macron a également été vu par Merkel?

Svetlana: Des gens sympas. Soutenez-nous. Ils ne reconnaissent pas la légitimité d'une seule personne. Ils croient en notre victoire, car notre cause est juste.

Sergey: C'est bon.

<…>

Sergey: Je pense que tout ira bien.

Svetlana: Je le pense aussi. Peut-être que vous vous êtes déjà rencontrés quelque part?

Sergey: Non. (Pause.) Eh bien, vous devez être plus dur d'une manière ou d'une autre.

Svetlana: Plus dur? Je m'inquiète simplement pour tous ceux qui sont en prison: pour que cela ne vous affecte pas tous. Mais signifie que nous serons plus durs?

<…>

Svetlana: Bien sûr, tout cela est inhabituel à la fois pour la Biélorussie et pour les pays étrangers. Tous les Biélorusses admirent. Mais tout le monde croit en nous. Et tous les Biélorusses croyaient en eux-mêmes. Maintenant, il n'y a pas un seul leader qui contrôle tout ce qui se passe. Nos chantiers sont organisés en groupes, les districts se rassemblent - les gens sont leurs propres chefs. Décentralisation de la contestation. Il n'y a rien de tel que de prendre un leader - c'est tout. Bien sûr, les gens ont peur, mais ils luttent contre eux-mêmes et parlent. Comme si personne ne s'arrêterait. La prochaine chose à faire, ce sont les négociations avec les autorités.

Sergey: Pensez-vous que ce sera le cas?

Svetlana: Ils n'iront nulle part. Je pense qu'ils le feront.

Sergey: Le fait que vous roulez, rencontrez, c'est bien. Je te vois à la télé. Montrez ici tous les jours. <...> Hier, ils ont dit qu'ils vous en avaient donné 15 mille.

Svetlana: Eh bien, plus 900 000 autres pour le canapé.

Sergei rit.

<…>

Svetlana: Tu ne fais pas de sport là-bas?

Sergey: Non.

Svetlana: Avez-vous lu plus de livres que dans toute votre vie?

Sergey: Eh bien, oui.

<…>

Sergei: Eh bien, alors, je te serre, t'embrasse.

Svetlana: Nous vous aimons, Seryozha. Attendez. Ce sera bientôt fini.

Plus tôt dans la journée, il était rapporté que Loukachenka rencontrait dans le centre de détention provisoire du KGB des prisonniers politiques, dont Babariko, Shklyarov, Vlasova.

"Vous ne pouvez pas écrire une constitution dans la rue." Ce sont les paroles du président aux membres du soi-disant conseil de coordination et du siège commun, - les détails de la réunion était rapportés à la chaîne de télégrammes Pool of the First. - Là, il (Loukachenko. - Note de l'éditeur) pendant quatre heures et demie parlait avec les représentants susmentionnés qui se trouvent dans le centre de détention provisoire. Le but du président est d'entendre le point de vue de chacun. Cependant, le contenu de la conversation était gardé secret par les participants. Et ce n'est pas tout".


La réunion était suivie par Victor et Eduard Babariko, avocat, membres du Conseil de coordination Lilia Vlasova, homme d'affaires Yuri Voskresensky, stratège politique Vitaly Shklyarov. Apparemment, Kirill Baday était également à la réunion, qui avant son arrestation occupait le poste de Président du Conseil d'Administration de Belgazprombank et d'Administrateur de la société informatique PandaDoc Dmitry Rabtsevich.


@tutybylive




Comment sont appliquées les sanctions secrètes?

Hier,9 octobre, une moscovite ayant projeté de venir en France le 13 octobre se voyait refuser d'embarquer sur Aeroflot à la condition de présenter en liquide la somme de 1 500 euros dans son sac, au passage en douane à l'aéroport de Domedovo. Elle appelait à l'aide pour que par Western Union cette somme lui soit envoyée. Vrai, faux, nous avons reçu son email d'appel de détresse. Faut-il y voir un abus des fonctionnaires russes, afin de dissuader l'entrée dans les Etats de Schengen? Une rétorsion secrète des fonctionnaires russes contre l'Occident demandée par Minsk, ancienne pratique soviétique?


Fin des ballets diplomatiques: Reportez-vous au choix ballets diplomatiques dans le menu Hôtel Minsk. D'une certaine façon Svetlana faisait faire ce que l'on nomme une belle boulette, à l'UE, avec le dossier des sanctions. Car aussitôt, sur les conseils de Lavrov l'argument était retourné. La raison tient au fait qu'un russe de Moscou figure au nombre des sanctionnés. Reportez-vous au choix Opposition dans ce menu pour lire la liste. Le public croit que Minsk bottait le cul à Merkel, alors que c'est le kREMLIN. Ce qui explique que Lavrov qualifie les sanctions de faiblesse occidentale. En d'autres temps les sanctionnés finissaient dans l'arène du Colisée, sous la griffe des lions pour la satisfaction du peuple romain. On dira que cet individu servait à Minsk en qualité d'assistant technique pour la répression contre le peuple. Tout comme le Colonel Davidov servait au Vietnam pour le compte de l'URSS. Minsk employait un "technicien" de Moscou pour réprimer les mécontentements sur le terrain. Un problème de main d'oeuvre sans doute?


Ce jour 10 octobre tut by achevait de clore le dossier des ballets diplomatiques par une note d'Elèna Tolkacheva :

" Elena Tolkacheva

Seuls l'ambassadeur d'Autriche et l'ambassadeur d'Italie sont restés à Minsk sur le nombre des ambassadeurs des pays de l'UE dans la matinée du 10 octobre, indiquaient des sources informées, à TUT.BY. Le reste des ambassadeurs de l'UE étaient rappelés dans leurs capitales pour consultations.


Pour rappel, un scandale diplomatique éclatait le 2 octobre, lorsque le ministère bélarussien des Affaires étrangères exigeait que les ambassades de Pologne et de Lituanie réduisent le nombre de leurs diplomates en riposte aux sanction de l'UE: dans l'ambassade de Lituanie, au lieu de 25, il devrait y avoir 14 diplomates, dans celui de la Pologne, au lieu de 50, il devrait y en avoir 18. Le ministère des Affaires étrangères du Bélarus recommandait de rappeler les ambassadeurs de Lituanie et de Pologne dans leur patrie pour consultations.


Dans le même temps, le ministre polonais des Affaires étrangères déclarait qu' "en coordination avec le Service européen pour l'action extérieure, et les États membres de l'UE, (du pompeux pour impresionner) une décision commune était prise de retirer certains des ambassadeurs accrédités au Bélarus pour consultations". Autrement dit, il ne s’agissait pas seulement des ambassadeurs de Pologne et de Lituanie, mais aussi de ceux des autres pays de l’UE.


L'ambassadeur polonais Artur Michalski et l'ambassadeur lituanien Andrius Pulokas quittaient la Biélorussie le 5 octobre. Le 9 octobre, le ministère polonais des Affaires étrangères répondait à la demande de la partie biélorusse en rappelant 32 diplomates polonais. Une sérieuse claque! Autrefois les Huns faisaient bouillir les diplomates dans une marmite pour les exterminer. Voila les moeurs civilisés des Slaves.


Les ambassadeurs étaient également rappelés par l'Allemagne, la Lettonie, l'Estonie, la République tchèque, la Bulgarie, la Grande-Bretagne et la Roumanie. idem pour la Slovaquie. Le 9 octobre, le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Vladimir Makei, discutait par téléphone avec le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, des perspectives des relations entre la Biélorussie et l'UE. Cela "sent et ressemble beaucoup trop" aux informations de 1939 à propos des pratiques de l'allemagne nazie.



Sic transit opéra Mundi ad astra 007

ré-écriture claude thebaut copyright 2020 reproduction interdite©10/2020



en ligne les 10 et 11 octobre 2020


@tutybylive