l'avenir électrique de la Baltique se joue à Astrava sur un projet russe de Rosatom

Astrava suscite la controverse dans la classe politique Lituanienne


Quatre oppositions se manifestent sur le terrain, significatives d'une grande importance. Tout d'abord 2 politiques. Celle de l'opposition parlementaire au Seimas Lituanien sur Astrava avec une remise en cause de la notion de garantie d'origine. Puis ensuite celle de l'Opposition du Bélarus suite à l'avis de recherche russe de Svetlana Cichanouskaja. Le prétexte est fallacieux. Ensuite l'opposition au statut de média du portail Tut By ayant donné lieu à une audience le 8 octobre, suivi d'une autre le 26 prochain. Enfin l'opposition d'un soldat au pouvoir en place celle du Colonel Davidov. Dommage qu'il ignore la marque employant son patronyme car cela arrondirait le montant de sa retraite. On pourrait aussi parler des oppositions du parlement européen à l'usage des 15 drones du Bélarus financés sur des fonds de l'Union. Ainsi que des "oppositions" du pouvoir du dictateur de Minsk, lequel ne se maitrise plus. Il affirme des propos contradictoires. Ainsi il déclarait le 8 octobre que les chiffres des manifestants baissaient à 900 personnes. Une confusion avec ceux des manifestations pro gouvernementales, il suffit de regarder les photos pour s'en rendre compte. Lundi 5 ses soutiens défilaient moins nombreux que les retraités le même jour à Minsk. Ensuite il affirmait encore que les manifs propagent le Covid, tout en se glorifiant de son mot d'ordre "ne portez pas de masque". Le tyran est adepte des mesures pro covid. D'autant que ses soutiens n'en portent aucun contrairement à ses opposants qui manifestent ou aux retraités. Confusions, "confusionnem" tout est confusion face aux oppositions.




L'opposition politique Lituanienne propose de ne pas se précipiter pour approuver la méthodologie de négoce d'électricité d'Astrava

L'opposition du Seimas (parlement Lituanien) suggère que la Lituanie ne doit pas se précipiter pour approuver la méthodologie du commerce d'électricité des États baltes avec la Biélorussie, et d'autres pays tiers, car, selon les politiciens, la position du gouvernement à ce sujet pourrait changer après les élections. À l'époque, le représentant au pouvoir ne voyait aucun «trou» dans la méthodologie, et doutait que le résultat des élections puisse affecter la mise en œuvre de la loi dite «anti-astrale». «Comment changer la loi sur le non-achat? Quel que soit le Seimas, cette loi sera observée. (...) La loi est suffisamment stricte, et la question clé est de savoir comment la mettre en œuvre », déclarait alors Gediminas Kirkilas, travailleur social et président de la commission des affaires européennes, après la réunion du groupe de travail spécial. Audronius Ažubalis, le représentant des conservateurs critiquait la méthodologie, suggèrant de ne pas se précipiter pour l'approuver. Selon lui, la faction ayant suggéré que le ministre de l'Énergie Žygimantas Vaičiūnas envoie un signal à ses collègues en Lettonie, et en Estonie, afin que leurs régulateurs ne se précipitent pas ou ne l'approuveraient pas non plus. «Y a-t-il une ruée vers la sortie d'Astrava en novembre ou en décembre? Nos partenaires des États baltes doivent savoir que la partie de la société représentée par les politiciens a une approche très réservée sur ce projet de méthodologie commune. (...) Des élections ont lieu, personne ne sait comment elles finiront. Si ceux dont les points de vue sont légèrement réservés l'emportent, alors la position de la Lituanie pourrait changer elle aussi », selon A. Ažubalis au BNS. Ž. Vaičiūnas assure qu'il n'est pas nécessaire de parler avec des slogans, mais d'avoir un véritable mécanisme de contrôle afin que l'électricité en provenance de Biélorussie n'entre pas sur le marché balte. «La Lituanie a déjà adopté tous les actes juridiques nécessaires et créé un mécanisme complet pour empêcher l’électricité du Bélarus d’entrer sur le marché de l’électricité directement après le démarrage de la centrale nucléaire d’Astrava. Un travail constant était fait pour garantir la solidarité régionale, et empêcher que l'électricité du Bélarus ne pénètre indirectement en Lituanie. Les travaux se poursuivent maintenant sur les mesures techniques convenues entre les gestionnaires de réseau de transport d'électricité letton, estonien et lituanien, empêchant ainsi l'entrée de l'électricité biélorusse dans les États baltes », expliquait au BNS l'issue de la réunion. Vaičiūnas. Selon lui, ces mesures sont un système de garanties d'origine - il doit fonctionner efficacement et assurer le contrôle - avec une redevance d'infrastructure. "Nous avons à la fois un consensus politique dont nous semblions avoir rêvé il y a seulement quelques mois, et des instruments techniques entre les pays baltes sur la mise en œuvre de la soi-disant loi anti-astrale", déclarait le ministre. Selon Kirkilas, lors de l'audience, il recevait des réponses à toutes ses questions, et préoccupations concernant la méthodologie: "Il s'est avéré que le ministère et Lidgrid s'étaient défendus." "Du côté lituanien, je n'y vois vraiment pas de trous particuliers". Cependant, lorsqu'on lui a demandé s'il était convaincu que l'électricité d'Astrava n'atteindrait pas la Lituanie, G. Kirkilas  déclarait qu'il répondrait lorsque des informations supplémentaires seraient reçues. Selon A. Ažubalis, lors de la réunion, le ministre Ž. Vaičiūnas affirmait que les Polonais étaient satisfaits de la méthodologie, mais, à sa connaissance, ce n'est pas le cas. " La position des Polonais est une: il n'y aura pas de synchronisation avec les États baltes s'il n'est pas garanti que la Pologne ou les États baltes ne recevront pas d'électricité de pays tiers en premier lieu », selon le parlementaire. «La méthodologie ne donne aucune garantie que la loi anti-astrale sera mise en œuvre, certains trous sont laissés. Et ce qui est très important, le VERT (State Energy Regulatory Council - BNS) a également des questions sur la méthodologie ». Selon les parlementaires, il était convenu de poursuivre les délibérations après une semaine ou plusieurs. «Ensuite, il sera modélisé comment cette électricité circulera ou non, nous voulons que cela soit montré visuellement, car maintenant il existe toutes sortes de formules. Après avoir reçu l'image d'un flux ou d'une fuite d'électricité, nous prendrons une décision, une recommandation à la Commission de l'énergie et du développement durable », déclarait G. Kirkilas. La méthodologie des échanges d'électricité avec la Russie devra être approuvée par les régulateurs des États baltes, après le début de l'exploitation de la centrale nucléaire d'Astrava. Afin de bloquer l'électricité d'Astrava, la question la plus controversée est de savoir comment l'empêcher d'entrer sur le marché commun via la Russie et la Lettonie, après que la Lituanie ait interrompu ses échanges avec la Biélorussie via une ligne reliant les pays. Les exploitants des trois pays convenaient en septembre que l'électricité importée de Russie en Lettonie devrait avoir un certificat d'origine prouvant qu'elle était produite en dehors de la Biélorussie. Pour le moment l'Opposition biélorusse reste silencieuse sur ce projet. Jusqu'à quand?


Svetlana Cichanouskaja

La présence de Svetlana dans la base de données des personnes recherchées, publiée sur le site Web du Ministère de l’intérieur de la Russie, s’explique par le fait que le Centre principal d’information et d’analyse du Ministère de l’intérieur de Russie forme et gère la Banque d’information interétatique, qui fonctionne sur la base de l’accord sur les relations entre les ministères de l’intérieur dans le domaine de l’échange d’informations daté du 3 août 1992, et l'Accord sur l'échange d'informations dans le domaine de la lutte contre la criminalité du 22 mai 2009, conclu au sein de la CEI. Cette banque est constituée conformément au règlement des autorités compétentes pour la mise en œuvre de la recherche interétatique de personnes, approuvé en 2015 par la décision du Conseil des chefs de gouvernement de la CEI », expliquait, factuellement, le ministère russe de l'Intérieur. Bref un problème se pose, celui de la pertinence d'une inscription vieille de 28 ans à moins d'un mois de la mise en service d'un outil répressif concernant un enfant de 10 ans, recherché dés sa naissance en l'absence de texte pénal préalable. L'argument exposé constitue un prétexte fallacieux. Car une banque de donnée  crée le 03/08/1992 affichant une recherche sur un individu encore sous autorité parentale, nécessite la mise en cause des parents, ici absents. Situation non crédible.


pas d'explication sur cet argument exposé de l'autorité parentale omise.


Et que disent-ils en Biélorussie?

Le représentant officiel du ministère de l'Intérieur du Bélarus, Olga Chemodanova confirmait à interfax.by que Svetlana Tikhanovskaya était mise sur la liste des personnes recherchées entre les État, une réponse factuelle elle aussi.

«Je confirme que Tikhanovskaya était inscrite sur la liste des personnes recherchées entre les États», déclarait Chemodanova, mais elle suggérat de contacter le comité d'enquête pour obtenir plus de détails, sans donner ses coordonnées.

"Il n'y a aucune information à annoncer dans les médias à ce sujet", déclarait aussi à TUT.BY Yulia Goncharova, une représentante officielle du Comité d'enquête du Bélarus. Au moins elle pourrait confirmer  l"existence d'une enquête.

Rappelons que le 7 octobre, il était officiellement annoncé que le ministère russe des Affaires intérieures mettait Svetlana Tikhanovskaya sur la liste des personnes recherchées, sans motif. Très probablement, il relève du même article que les membres du Conseil de Coordination - Art. 361 du Code pénal du Bélarus (appels à l'action visant à nuire à la sécurité nationale) soient traités selon le même régime afin d'être eux aussi recherchés


TUT BY

Le tribunal suspendait ,jeudi 8 octobre, l'examen de la demande du ministère de l'Information du Bélarus concernant la privation du statut de média de TUT.BY - le portail fera appel des avertissements qui lui sont reprochés.

Le 8 octobre, le tribunal économique tenait une audience préliminaire sur la demande du ministère de l'Information de priver TUT.BY de son statut de média. Pour le moment, ce statut est suspendu par le département pour une durée de trois mois - du 1er octobre au 30 décembre 2020.

L'audience préliminaire initiée sur la plainte du ministère de l'Information contre TUT.BY est présidée par le juge Ivan Moiseichik. Le représentant du plaignant - le ministère de l'Information - est absent au procès. Les intérêts de TUT.BY sont défendus par la directrice générale de TUT BY MEDIA LLC Lyudmila Chekina, et l'avocat Sergey Zikratsky.

Au début de l'instance, l'avocat Sergueï Zikratsky déposait une requête en suspension de la procédure sur l'arrêt de la publication en ligne TUT.BY.

Sergei Zikratskiy expliquait que le défendeur - "TUT BAY MEDIA" LLC - avait déposé une requête auprès du collège judiciaire des affaires économiques, de la Cour suprême, pour invalider trois avertissements du ministère de l'Information qui lui avaient été adressés. L'instance attendue sur cette action est prévue le 26 octobre. Si la Cour suprême reconnaît ces avertissements comme non valides, alors le ministère de l'Information n'aura aucune raison de déposer une réclamation pour priver TUT.BY de son statut de média. En conséquence, estime l'avocat, ce processus devrait être suspendu.

10 minutes après le début de la séance, le juge Ivan Moiseichik se retirait dans la salle de délibération pour délibérer sur la résolution de la pétition.

Plus tard, le juge Ivan Moiseichik décidait de suspendre la procédure jusqu'au 26 octobre - jusqu'à ce que la Cour suprême examine l'appel contre les avertissements du ministère de l'Information adressés à TUT.BY.

- Au moins, nous espérons que suite à un examen détaillé de tous nos arguments, les preuves que nous présentons à la Cour suprême, car nous ne sommes en désaccord avec les avertissements qui nous ont été adressés, - La directrice générale de TUT.BY, Lyudmila, commentait la prochaine audience de la Cour suprême selon son point de vue. - Bien sûr, les situations pour chacun d'entre eux sont différentes. Néanmoins, il est essentiel que tous aient été adoptés sans nuire à l'État et aux intérêts publics par la publication du réseau TUT.BY. Et c'est une condition essentielle pour le droit d'appliquer des mesures aussi sévères que le ministère de l'Information tente de prendre en relation avec le portail TUT.BY.

Selon Lyudmila Chekina, TUT.BY espère que la Cour suprême examinera en détail - et non pas formellement - les affaires ayant formé la base de la demande du ministère de l'Information, afin de délibérer d'une décision conforme à la fois à la loi sur les médias de masse, conforme à la Constitution de la République du Bélarus.

- Et, dans l'ensemble, [cette décision] répondra vraiment aux intérêts de l'État et du public. Pour que dans l'Etat la vraie liberté d'expression n'agisse pas qu'en paroles, mais avec des actes, afin que les droits des médias soient protégés, il n'y aurait pas de censure. De sorte que même en présence de petites erreurs formelles, il existe une opportunité de les corriger, de ne pas arrêter complètement la publication du média, qui a une bonne réputation, présent sur le marché depuis de nombreuses années et, nous pensons, accorde une attention particulière à la vérification, et à la fiabilité des informations publiées. Pour que de telles décisions ne soient pas prises pour plaire à des situations politiques momentanées, mais sur la base des intérêts de toute la société, de l’Etat, qui consistent dans le développement d’institutions démocratiques, dont la liberté d’expression. C'esy beaucoup demander.

Selon Lyudmila Chekina, priver TUT.BY du statut de média peut nuire aux intérêts de l'État et avoir des conséquences négatives. Sauf si l'Etat veut faire taire un opposant.

- Les agences gouvernementales ne sont pas en mesure d'obtenir une image complète et fiable de la journée. Je ne dis pas que seul TUT.BY est un fournisseur d'informations objectives. Mais que TUT.BY est l'une des sources essentielles permettant de voir l'image non seulement d'un côté. Notre politique éditoriale est de donner la parole à toutes les parties. Et c'est le cas si les parties ne refusent pas de commenter. Ainsi, la fermeture de l'une des ressources les plus populaires, et les plus importantes, par la privation de son statut de média, nuira sans aucun doute à l'État et aux intérêts publics. Pas très convaincant.

Le 18 septembre, le ministère de l'Information engageait une action en justice contre la publication en ligne TUT.BY. Après cela, le 29 septembre, la rédaction recevait un ordre du ministre de l'Information Igor Lutsky selon lequel, à partir du 1er octobre, TUT.BY perdra temporairement son statut de médiapou trois mois.

Ainsi que le rappelle le ministère de l'Information dans son document, la diffusion des médias peut être suspendue par décision de l'organisme gouvernemental républicain dans le domaine des médias de masse, si une réclamation est déposée contre ce média devant le tribunal.


Marina Zolotova, rédactrice en chef de TUT.BY

Pour le moment, TUT.BY continue de fonctionner comme une ressource Internet. Selon la loi, le propriétaire de la ressource Internet a le droit de collecter, de recevoir, de transférer et de distribuer des informations de quelque manière que ce soit conformément à la législation de la République du Bélarus, d'émettre des jugements personnels et des évaluations sur la ressource Internet, en indiquant son propre nom ou pseudonyme. Autrement dit, TUT.BY continue de couvrir légalement ce qui se passe en Biélorussie et dans le monde.

Il convient de rappeler que l’enregistrement des ressources Internet en tant que publications en ligne au Bélarus est volontaire. Le statut des médias offre certains avantages, en particulier la possibilité d'être légalement présents de la manière prescrite par la législation de la République du Bélarus, dans les zones de conflits armés ou d'urgence, lors d'événements publics, dans les lieux d'autres événements socialement importants et de transmettre des informations à partir de là.

TUT.BY n'est enregistré en tant que média que depuis janvier 2019, avant cela - depuis sa fondation en 2000 - le portail fonctionnait sans ce statut.

Depuis le 7 août 2020, TUT.BY recevait quatre avertissementsselon Les affirmations du ministère, intervenues d'après les documents sur les sujets «Sept fois plus d'électeurs et protocoles« secrets ». Quelles violations les observateurs constataient-ils? et qu'en dit la CEC? "," La commission de contrôle de l'Etat pourra verser des primes importantes aux travailleurs qui se montrent dans ces affaires très médiatisées "," Les forces de sécurité s'adressaient au rédacteur en chef de TUT.BY. Sur une affaire d'émeutes de masse ouverte contre sa fille »et« les douanes biélorusses demandaient de confirmer qu'il n'y avait pas d'appels pour renverser le gouvernement dans Harry Potter ». Des prétextes fallacieux.

Selon la loi, il est possible de perdre le statut de média après avoir reçu au moins deux avertissements écrits en un an.


sanctions européennes datées 2 octobre 2020

Plus de 40 noms de fonctionnaires biélorusses figurent sur la liste des sanctions de l'UE. En face de chaque nom, il y a l'explication des raisons pour lesquelles cette personne est sanctionnée par l'Union européenne. En particulier, pour les responsables de la sécurité, le libellé inclut la détention arbitraire de manifestants pacifiques, la torture, l'intimidation, les mauvaises conditions de détention, ainsi que la violence contre les journalistes.


La liste comprend le ministre de l'Intérieur du Bélarus, Yuri Karaev, le premier vice-ministre Gennady Kazakevich, les vice-ministres Alexander Barsukov, Sergey Khomenko, Yuri Nazarenko - ce dernier est également le commandant des troupes internes. Il y a d'autres représentants du ministère de l'Intérieur sur la liste, y compris le commandant adjoint des troupes internes Khazalbek Atabekov, le commandant du SOBR Alexander Bykov, le chef du département de la sécurité Alexander Shepelev, le commandant du Minsk OMON Dmitri Balaba, le chef de la direction des affaires intérieures du comité exécutif de la ville de Minsk Ivan Kubrakov. Sont également inscrits sur la liste des représentants de la direction du département de police de Moscou (? participation russe?) de la capitale et de la direction des affaires intérieures du comité exécutif régional de Gomel, le chef de la direction des affaires intérieures du comité exécutif régional de Brest, les commandants de l'OMON de Vitebsk, Gomel et Brest, le chef du département de l'exécution des peines du ministère de l'intérieur du Bélarus et le chef du centre de détention provisoire de la rue Akrestin.


La liste comprend également l'actuel secrétaire du Conseil de sécurité du Bélarus et l'ancien président du KGB, Valery Vakulchik, tous les vice-présidents actuels du KGB, l'ancien procureur général Alexander Konyuk (il figurait sur la liste des poursuites pénales de candidats potentiels à la présidence, ainsi que sur la liste du Conseil de coordination de l'opposition). En outre, tous les membres de la CEC, dirigés par sa présidente, Lidia Yermoshina, sont aussi sanctionnés.


Le fait que l'Union européenne impose des sanctions à plus de 40 responsables biélorusses est devenu officiel à la suite du sommet du 1er octobre. Il était également annoncé qu'Alexandre Loukachenko ne figurera pas sur la liste des sanctions. Comme l'expliquait le président français Emmanuel Macron, l'UE n' impose, pas encore, de sanctions contre Loukachenka, car cela saperait la demande de Bruxelles d'entamer un dialogue avec l'opposition par la médiation de l'OSCE, en vue de libérer les prisonniers politiques. Les réticences de Minsk seront sanctionnées.


«Ces [sanctions] préventives donneraient à Loukachenka des raisons juridiques de refuser de remplir ces conditions», déclarait Macron, stupidement, sans les assortir de conditions.

Les anciennes sanctions contre quatre personnes initiales continuent de s'appliquer: Viktor Sheiman, Yuri Sivakov, Vladimir Naumov et Dmitry Pavlichenko



Commission européenne:

si la Biélorussie utilise les drones de manière abusive, les fonds européens devraient être restitués

La Commission européenne affirme que les drones acquis par la Biélorussie auprès des fonds de l'Union européenne ne peuvent être utilisés que pour surveiller de vastes zones dans les régions frontalières, et s'ils sont mal utilisés, les fonds devraient être restitués. La représentation de la Commission européenne en Lituanie a déclaré dans un commentaire envoyé à BNS que ces drones n'ont pas la possibilité d'identifier des individus. Selon la Commission, le projet de coopération transfrontalière a été approuvé l'année dernière et lancé en février de cette année. «Il prévoit la possibilité d'utiliser des drones légers pour surveiller de vastes zones dans les régions frontalières. Ces drones n'ont pas la capacité technique d'identifier les individus, et les termes des accords de projet de coopération transfrontalière stipulent clairement que les drones ne peuvent être utilisés qu'à des fins de projet », a déclaré la mission.


La Commission européenne déclare qu'elle réexamine actuellement sa coopération avec la Biélorussie et fera des recommandations sur la mise en œuvre de programmes de soutien à l'avenir. "L'Union européenne examine ses relations avec la Biélorussie, y compris les programmes de soutien. Une fois les recommandations pour la mise en œuvre des projets adoptées, la Commission européenne les soumettra à l'autorité de gestion du projet », indique la Représentation. Ces derniers jours, les médias lituaniens et internationaux ont attiré l'attention sur le fait que les forces de l'ordre bélarussiennes avaient acquis des drones avec les fonds de l'Union européenne, et la Lituanie a également participé à ce projet. Dans la sphère publique, des questions ont été soulevées quant à savoir si ces drones ne peuvent pas être utilisés pour la répression gouvernementale contre les manifestants exigeant la démission autoritaire du président Aliaksandr Loukachenko. Jeudi, 40 membres du Parlement européen ont appelé la Commission européenne et le gouvernement lituanien à enquêter de manière approfondie sur l'affaire. Petras Auštrevičius, qui a lancé l'appel, déclare que "croire aux bonnes intentions des structures du régime est un aveuglement politique total". Le ministère de l'Intérieur a déclaré jeudi qu'il avait suspendu les paiements de 5,8 millions d'euros à la Biélorussie dans le cadre de programmes financés par l'Union européenne après que les forces de l'ordre du pays aient sévi contre des manifestants pacifiques à la suite d'élections présidentielles truquées. «Après les élections en Biélorussie, la Lituanie a suspendu temporairement tous les paiements sur des projets communs pour la Biélorussie. Nous attendons actuellement des éclaircissements de la Commission européenne concernant la suite du programme », a informé le BNS, le vice-ministre de l'Intérieur Tautvydas Tamulevičius. «Le montant total des paiements suspendus est de 5,8 millions. Une telle décision a été prise en évaluant les risques émergents, en raison de l'utilisation des fonds appropriés », a déclaré le sous-ministre. La police lituanienne a déclaré que l'argent de la Commission européenne reçu dans le cadre du projet avait été transféré au Comité médico-légal de l'État bélarussien en mai, trois mois avant l'élection présidentielle, qui a été suivie de manifestations et de répression des forces de l'ordre contre les manifestants. Selon la police lituanienne, l'équipement a été acheté par les Biélorusses eux-mêmes.


PORTRAIT DU COLONEL DAVIDOV OPPOSANT AU REGIME DE MINSK

Le Colonel défilait à Minsk en uniforme le 4 octobre


Le jour de la première marche du dimanche, qui a eu lieu à Minsk le 16 août, le colonel à la retraite Viktor Sergeevich Davydov ne pouvait pas rester chez lui. Il a mis son uniforme militaire, s'est rendu au centre-ville, puis a marché avec les gens jusqu'à la stèle. Combien de kilomètres il a parcouru ce jour-là, il n'a pas compté, je me souviens d'autre chose. «Lorsque les gens ont commencé à se disperser, un journaliste a couru vers moi et m'a demandé qui j'étais et pourquoi j'étais ici. Je me suis présenté comme "vétéran de la guerre du Vietnam" et j'ai répondu: "Je suis sorti dans la rue pour lutter pour mes droits." Depuis lors, pendant deux mois chaque dimanche, Viktor Sergeevich, 76 ans, s'est rendu dans la ville pour montrer pacifiquement qu'il n'était pas d'accord avec ce qui s'est passé dans le pays après les élections.


Récemment, le week-end dans la famille Davydov s'est construit ainsi: samedi, Viktor Sergeevich et son épouse Tamara Vasilyevna sont aux commandes de la datcha. Dimanche, le mari se rend à la marche et la femme regarde les émissions de la procession. Cela, dit-il, donne au moins une petite idée de ce qui se passe avec Viktor Sergeevich en ce moment.


«Chaque dimanche, je suis très inquiète pour lui, mais je suis tout aussi fière de lui», parle avec émotion Tamara Vasilievna de son mari. - Certains hommes s'approchent de lui et admettent qu'ils ont peur de mettre un uniforme pour la marche, ils ont peur de se démarquer. Par conséquent, ce qu'il fait est un acte.


Tamara Vasilievna et Viktor Sergeevich sont ensemble depuis 54 ans. Ils vivent dans l'un des panneaux d'une ville militaire. Aujourd'hui sur la table de leur maison se trouvent de vieilles photos, des récompenses et même un livre avec un article de référence sur Viktor Davydov. Il dit: Victor Sergeevich - Colonel, candidat aux sciences techniques, professeur agrégé. Après le service et les études, il a enseigné à l'École supérieure de missiles antiaériens du génie de Minsk - maintenant c'est l'Académie militaire.

- Je suis né à Ivye, diplômé avec distinction de l'École supérieure d'ingénierie radio d'ingénierie de Minsk et a été affecté à la région de Mourmansk, - présente Viktor Sergeevich. «Un an plus tard, on m'a proposé de« remplir une mission honorable et d'aller dans des pays chauds ». Je suis un fêtard et j'ai compris que de telles propositions sont assimilées à un ordre, alors j'ai répondu: «Oui». Et en 1970, les gars et moi avons pris l'avion pour un voyage d'affaires. À ce moment-là, l'URSS n'a pas reconnu que ses militaires étaient au Vietnam, c'est pourquoi, selon les documents, j'ai été envoyé là-bas en tant que spécialiste de la culture du maïs. Mais en fait, il s'est avéré être un conseiller du commandant du bataillon, supervisé le travail de l'armée locale sur l'équipement.


- Pendant que nous étions au Vietnam, devant la ligne d'officiers, le commandant a lu que j'avais été présenté à l'Ordre de l'Étoile rouge, mais le prix ne m'a jamais été remis, - dit la source. - Après mon retour, je l'ai attendue pendant deux ans, j'ai pensé que les documents étaient peut-être perdus, mais - rien. Lorsque l'Union s'est effondrée, j'ai décidé de me rendre à nouveau au bureau d'enregistrement et d'enrôlement militaire, pour essayer de retrouver des traces de mon Ordre. La réponse qui nous est venue des archives militaires de Podolsk était la suivante: «Je ne me suis pas présenté». Pourquoi est-ce arrivé, je ne sais pas. Je pense que le prix m'a été remis par le travailleur politique. Pas juste.


"Une fois que je marchais près du bus des forces de l'ordre, je regarde, ils ouvrent les rideaux et me regardent avec surprise"

Un sens de la justice, ses proches racontent à propos de Viktor Sergeevich, l'ont conduit à une manifestation pacifique.


- En 1994, j'ai pris ma retraite, en même temps que Loukachenka se présentait pour la première fois aux électeurs. Il a promis qu'il lutterait contre la corruption, alors j'ai voté pour lui, - rappelle l'interlocuteur. - Mais la corruption que nous avons, pour ainsi dire, de plus en plus. Le pays s’appauvrit. Un exemple simple, ma pension. En roubles, il est ajouté, mais traduit en dollars - et quoi qu'on en dise, le dollar est maintenant l'unité qui détermine le niveau de vie d'une personne - la pension diminue. Je ne cache pas qu'après ces élections, avant cet été, ma femme et moi ne sommes pas allés voter. Nous n'avons aimé aucun des candidats. Et puis, tout à coup, des candidats qui me conviennent sont apparus et ils ont été emprisonnés. Ensuite, nous avons décidé de soutenir Tikhanovskaya. Beaucoup de mes proches ont voté pour elle, mais les résultats finaux m'ont surpris (pour Alexander Lukashenko - 80,1%, pour Svetlana Tikhanovskaya - 10,1% - TUT.BY note). J'ai réalisé: tout ne va pas très bien ici.


Pour exprimer son désaccord avec les résultats des élections, le dimanche 16 août, Viktor Sergeevich est d'abord sorti dans la rue pour protester. Lors d'une marche pacifique, il est allé dans son uniforme militaire. Il dit que c'était très important pour lui: "Les gens devraient voir: parmi ceux qui portent des épaulettes, il y a ceux qui soutiennent le peuple."

- Depuis, je mets mon uniforme tous les dimanches, - dit l'interlocuteur.

- Vous préparez-vous en quelque sorte pour les promenades du dimanche? Pourtant, ces jours-ci, vous devez parcourir une distance considérable.

- Non, l'essentiel est que j'ai des chaussures confortables.

Les gens dans la rue, dit-il, ont tendance à réagir gentiment. Beaucoup de gens disent merci, saluent, applaudissent. Certaines personnes le prennent pour un vétéran de la Grande Guerre patriotique, et se demandent pourquoi il a l'air si jeune. Viktor Sergeevich précise alors qu'il est un vétéran de la guerre du Vietnam.

- Une fois, un homme est venu et a dit: Comment pouvez-vous vous opposer aux autorités, êtes-vous colonel? Je réponds: "Pas toi, mais moi." Lui: "Camarade Colonel." «Je ne suis pas ton ami», je l'arrête, et nous nous dispersons, rapporte Viktor Sergeevich à propos de cette conversation. - C'est arrivé, ils m'ont traité de maman, ils ont dit que je n'étais pas un vrai colonel, mais ont acheté des médailles. Cela me fait mal, mais que puis-je dire: si quelqu'un a des questions, viens me voir, je montrerai toutes mes pièces d'identité.

- Et comment réagissent les responsables de la sécurité?

- Ils ouvrent grand les yeux, - sourit l'interlocuteur. - Une fois que je marchais près de leur bus, je regarde, ils ouvrent les rideaux et me regardent avec surprise. Il y a eu un cas où j'ai atteint la résidence, je me suis approché du cordon. Ils me disent: dites-leur (agents de sécurité. - Approx. TUT.BY) quelques mots. J'ai décidé de lire "La mort d'un poète" de Lermontov et de me rappeler: la punition humaine est partout. Même si vous ne répondez pas selon la loi, Dieu dépassera. L'un d'eux a alors sauté vers moi, a commencé à tirer et à provoquer. J'ai demandé: "Combien recevez-vous vos pensions?" Je réponds: "Assez." Il - à moi: "Qui vous paie?" Je - à lui: "Les gens". En général, il s'est rendu compte que vous ne me prendriez pas si facilement, et je suis allé voir le deuxième groupe d'agents de sécurité.

«Sous accélération», raconte l'interlocuteur, il s'est également fait prendre, mais n'a pas fui la police anti-émeute. Pour ma part, j'ai décidé que s'ils commençaient à ramasser, il irait au paddy wagon, mais jusqu'à présent, les gens en uniforme ne l'ont jamais touché. Pourquoi? Peut-être souriant, «parce que c'est une personne bien méritée».

- En 1988, j'ai été introduit à l'Ordre "Pour le service à la patrie" III degré, - continue Viktor Sergeevich. - En confirmation, je porte un livre de médailles. Je pense que ni la police ni l’OMON ne devraient toucher les porteurs d’ordre.

"Nous avons une datcha militaire, j'ai compté: sur 15 maisons dans ma rue, nous sommes soutenus dans six"

Viktor Sergeevich n'est pas la seule personne d'un âge vénérable à sortir dans la rue pour protester. Lundi, par exemple, une marche de retraités a eu lieu à Minsk. Davydov n'était pas là, admet-il: il n'était même pas au courant de l'action. Le mari, contrairement à Tamara Vasilievna, n'utilise ni ordinateur ni télégramme. Habituellement, son petit-fils lui dit des nouvelles importantes sur ce qui se passe et où.

- Il y a un an, ma fille m'a donné un téléviseur, m'a montré comment y connecter Internet, - l'interlocuteur montre du doigt le grand écran. - J'allume YouTube dessus, regarde les nouvelles, je peux écouter Katz (Maxim Katz est un blogueur russe. -).

- Et que pensent vos amis plus âgés du fait que vous sortez?

- J'ai un ami avec qui j'ai servi au Vietnam, me dit-il, j'aimerais bien aller avec toi, mais je ne peux pas, il est paralysé. Nous avons une datcha militaire, j'ai compté: sur 15 maisons de ma rue, nous sommes soutenues dans six. Les autres sont soit pour Loukachenka, soit silencieux. Ils sont, expliquent-ils, satisfaits de tout.

- Je suis surpris que de nombreux retraités ne nous soutiennent pas, - Tamara Vasilievna se joint à la conversation. - L'un d'eux m'a dit en guise d'argument: "Nous avons besoin d'un pouvoir fort". Mais un gouvernement fort a-t-il produit des résultats positifs? Le pays est-il en développement? Notre autre voisin a crié: nous devons créer des escouades, attraper ceux qui sont contre et tuer. J'ai demandé: "Nous vivons ensemble depuis tant d'années, pourquoi vas-tu nous tuer maintenant?"

«Tout cela parce qu'ils ne regardent que la télévision biélorusse», répond Viktor Sergeevich à sa femme. «J'ai un ami, colonel. Il habite dans la rue voisine. Il est pour Loukachenka, va à des rassemblements pour son soutien. Nous avons convenu de cette manière: chacun a droit à son opinion, et cela ne doit pas nous empêcher de bien communiquer, car le maintien des relations humaines est le principal.

- Viktor Sergeevich, combien de temps es-tu prêt à sortir comme ça?

- Jusqu'à la victoire, et elle viendra, certainement. Le gouvernement doit céder, car il voit combien de personnes y sont opposées.

- Les autorités n'y prêtent pas attention, - Tamara Vasilievna prend la parole.

- Je pense qu'ils comprendront, il est impossible de permettre aux gens d'être divisés en deux parties, - son conjoint n'est pas d'accord avec lui. «Après tout, faire ça à votre peuple c' est déjà un crime."


Loukachenko associe l'augmentation des cas de COVID-19 aux manifestations à Minsk

Le président biélorusse Alexander Lukashenko liait jeudi 8 octobre l'augmentation du nombre de nouvelles infections à coronavirus à Minsk, aux manifestations de dimanche dernier dans les rues de la capitale. «Bien sûr, quelles seront les conséquences de ce qui se passe actuellement - par exemple, dans les rues de Minsk le week-end. Et la morbidité à Minsk est plus élevée que dans d'autres régions », déclarait Loukachenko lors d'une réunion avec des représentants du système de santé à Minsk. Le président du Bélarus était cité par son service de presse. Peu de temps après, Pul pervogo, une chaîne Telegram liée au service de presse présidentiel, publiait un extrait d'une vidéo dans laquelle Loukachenko déclarait que le gouvernement du pays "n'avait pas l'intention d'en profiter". Par conséquent, il n'y a pas de politique ici. Il veut marcher et tomber malade - laissez-le tomber malade », dit-il. «Il semble que 53 millions sont promis par l'UE pourquoi faire la ségrégation. Trois millions pour l'argent de poche et 50 pour le traitement COVID-19. Où est cet argent?»Se demanda Loukachenko. Fin août, la présidente de la Commission européenne, Urzula von der Layen, annonçait que l'UE était prête à soutenir un changement pacifique de gouvernement en Biélorussie, et à fournir des fonds pour répondre aux besoins de la population du pays. «La Commission européenne mobilise 53 millions d'euros supplémentaires. pour soutenir le peuple biélorusse en ces temps extrêmement difficiles ", a-t-elle déclaré, soulignant que sur 2 millions d'euros, 1 million d'euros est destiné à aider "les victimes de la répression et de la violence d'État inacceptable" c'est très peu; 50 millions d'euros pour soutenir la société civile et les médias indépendants, c'est trop et disproportionné; pour le secteur de la santé du pays dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, les petites et les moyennes entreprises, les groupes vulnérables et les services sociaux. Mme von der Layen expliquait que 50 millions d'euros seront alloués à l'achat de fournitures médicales hospitalières, ainsi qu'aux services sociaux et à l'assistance aux plus démunis. Il y a eu des manifestations de masse au Bélarus pendant depuis plus de deux mois après les résultats de l'élection présidentielle du 9 août. Et pas d'argent distribué. Promesse non tenue. Marija Kolesnikova en faisait déjà la remarque avant son arrestation rocambolesque le 7 septembre, suivie de la remontée du BYN d'un centime d'euro environ.




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len ligne le 9 octobre 2020