Légitimité


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querelles en légitimité

Alexandre Loukachenko dictateur illégitime au Bélarus


Hotel Minsk- Les querelles en légitimité


27/08


hotel Minsk- QUERELLES EN LEGITIMITÉ-



Maryja Kalesnikava, membre du présidium du Conseil de la coordination de l'opposition bélarussienne, publiait lundi 24 août une déclaration contestant le "statut" du gouvernement actuel du Bélarus, et le membre présidentiel Pavel Latuška déclarait son soutien à une initiative de ce même gouvernement  visant à rappeler le statut des membres actuels du parlement du Bélarus. «Le 19 août, l'ancien président [du Bélarus] [Alexandre Loukachenko] nommait un nouveau gouvernement. En application de l'article 106 de la Constitution, le Premier ministre est nommé par le Président avec l'approbation de la Chambre des représentants (chambre basse du parlement). Cela signifie qu'après l'inauguration, l'approbation du Conseil des représentants doit également être obtenue, et seulement après cela, un nouveau gouvernement peut être formé », La vidéo de Madame Kalesnikava précisait. «Actuellement, le nouveau gouvernement est nommé par l'ancien président en violation de la loi. L'opposition conteste le statut du gouvernement ainsi nommé ». «Les citoyens ont le droit de révoquer les mandats des membres du Conseil représentatif ou des conseils locaux qui manquent à leurs fonctions en perdant la confiance de l'électorat. De nombreux électeurs entamaient la procédure de révocation en votant pour l'opposition le 9 Août ». Les déclarations de Mme Kalesnikava et de P. Latatuka sont diffusées par le biais du programme de correspondance du siège du candidat Viktaras Babaryka, non admis aux élections, et du télégramme du Conseil de coordination. L'annonce de la victoire contestée du leader autoritaire Loukachenko à l'élection présidentielle du 9 août, provoquait les plus grandes manifestations en Biélorussie depuis l'indépendance du pays en 1991, lorsque l'Union soviétique s'effondrait. Loukachenko est exhorté par les contestataires à quitter ses fonctions. Mais il s'y cramponne.

Notez que le dictateur ne conteste pas l'opposition, laquelle dispose d'un pouvoir de paralysie du pays avec une capacité de mobilisation de la population, ainsi qu'elle le prouvait encore le mardi 25 août au soir. Une manifestation publiqu de sa légitimité obtenue dans les urnes.


Querelles spécifiques pour des sanctions extra européennes

Le ministère lituanien des Affaires étrangères propose d'imposer des sanctions nationales à plus d'une centaine de responsables bélarussiens responsables de la fraude électorale et des violences contre des manifestants pacifiques. << Le ministère des Affaires étrangères a soumis une liste révisée au ministère de l'intérieur. Il y a maintenant 118 personnes qui sont proposées pour être sanctionnées », déclarait mercredi 26 août au BNS Rasa Jakilaitienė, conseiller du ministre Linas Linkevičius. Auparavant, le ministère des Affaires étrangères proposait d'inclure le président du Bélarus Aliaksandr Loukachenko et 30 autres personnes accusées de fraude électorale. Le ministre des Affaires étrangères, L. Linkevičius, déclarait encore que la liste était désormais complétée par des personnes des mêmes institutions dont les représentants figuraient auparavant sur la "liste noire". Ces institutions sont responsables du recours à la violence ainsi que de possibles crimes contre leurs citoyens. Noamment "la direction du système des affaires internes, OMON, la direction du KGB, le parquet (...) et, bien sûr, en ce qui concerne la fraude électorale, la direction de la commission électorale », déclarait mercredi L. Linkevičius aux journalistes du ministère des Affaires étrangères. Les personnes figurant sur la «liste noire» ne seraient pas autorisées à entrer en Lituanie. La décision finale doit être prise par la ministre de l'Intérieur Lituanien Rita Tamašunienė. "Au moins, ces personnes ne pourront pas se rendre ici à l'Acropole de Kaunas pour y faire du shopping, après avoir battu des gens", ajoutait L. Linkevičius. Il ne doute pas que certains citoyens biélorusses figurant sur la «liste noire» se rendent en Lituanie actuellement. Le ministre notait que la liste des personnes faisant l'objet de sanctions n'est pas exhaustive. Le ministre soulignait que les sanctions européennes contre les fonctionnaires du régime bélarussien seraient plus efficaces. L'Union européenne envisage également d'imposer des sanctions aux responsables biélorusses. Selon des sources diplomatiques du BNS, le service diplomatique de l'UE a l'intention de proposer l'imposition de sanctions à une vingtaine de fonctionnaires biélorusses, mais la décision sera prise au plus tôt en septembre. «Personne ne parle de vengeance, nous parlons de responsabilité humaine et juridique pour ceux qui menaient ces actions, car sinon tout cela semblera trop symbolique, donc je pense que l'échelle devrait être plus grande », déclarait mercredi 26 août le ministre lituanien à propos des sanctions européennes. Les personnes inscrites sur la liste des sanctions de l'UE seront interdites d'entrée dans la communauté et leurs avoirs financiers seront gelés. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE discuteront des sanctions lors d'une réunion informelle d'ici deux jours à Berlin jeudi 27 août.


Dans une lettre adressée au chef de la diplomatie bélarussienne, le ministre des Affaires étrangères de la Lituanie Linas Linkevičius déclarait qu'en réparation des droits violés des citoyens du Bélarus, que le seul moyen de sortir de "l'impasse morale et politique" était de convoquer la population à de nouvelles élections transparentes. Répondant à l'appel public d'Ouladzimir Mackey de ne pas s'immiscer dans la politique intérieure du Bélarus et aux critiques des sanctions envisagées, Linkevičius ajoutait que les autorités bélarussiennes avaient «brisé» l'espoir de l'Union européenne (UE) que le Bélarus devrait abandonner la répression contre l'opposition.  En "Signes fragiles de coopération continue et de dialogue constructif". "Les violations manifestes des droits des citoyens, sont inacceptables pour un État souverain démocratique et ne peuvent en aucun cas être justifiés par la souveraineté; l'ordre interne ou les appels nationalistes", ajoutait Linkevičius. Préserver la souveraineté et l'indépendance du Bélarus est également dans l'intérêt national de la Lituanie. "Mais aujourd'hui, nous constatons que le gouvernement n'est pas en mesure d'engager un dialogue avec ses citoyens", selon le ministre. «Oui, nous croyons vraiment à la possibilité et à la perspective de développer des relations transfrontalières normales, voisines et civilisées entre nos États, mais seulement à la condition nécessaire que des relations civilisées et de dialogue entre le gouvernement et la société civile. La sortie de cette impasse morale et politique ne peut être que de nouvelles élections transparentes et démocratiques du chef de l'Etat », selon L. Linkevičius. Pour sa part, Mackeye reconnaissat plus tôt dans une lettre publique que la situation au Bélarus était actuellement difficile, appelant l'Occident à mettre fin au soutien à l'opposition.  "L'un de vos États traverse-t-il des étapes douloureuses de maturité nationale? Donnez-nous un laissez-passer pour nous en assurer. "Mieux vaut le faire avec notre aide, sans coercition et sans effet de levier politique, financier ou autre". Le Bélarus est confronté à une crise politique profonde qui se poursuit depuis les élections présidentielles du 9 août. Aliaksandr Lukashenko, et l'opposition sont les deux principaux adversaires. Les pays occidentaux considèrent ces élections truquées et les manifestations de masse qui en résultent dans le pays sont réprimées par une force non légitime. Le ministre des Affaires étrangères Linas Linkevičius demande une réaction de l'OSCE sur la situation au Bélarus continue de se dégrader. Selon le ministère des Affaires étrangères Lituanien, L. Linkevičius s'adressait au Premier ministre de l'Albanie, actuellement à la présidence de l'OSCE, Edi Rama, et au ministre des Affaires européennes et étrangères, ainsi qu'à Ann Linde, ministre des Affaires étrangères de Suède, qui prendra la présidence l'année prochaine, au sujet de la situation au Bélarus. «Le Bélarus, comme tous les États participants de l'OSCE,  doit respecter les droits de l'homme et les libertés, y compris le droit à la liberté de réunion pacifique, la protection des défenseurs des droits de l'homme et des médias, et les conditions de leurs activités sans l'intervention des structures des forces policières», indiquait la lettre. Le Ministre lituanien appelle la communauté internationale "à ne pas rester indifférente à la situation actuelle en exigeant la responsabilité des dirigeants bélarussiens actuels", c'est-à-dire en particulier, en réclamant la libération des manifestants pacifiques en détention et la responsabilité du traitement brutal des fonctionnaires. L. Linkevičius appelle à un transfert pacifique du pouvoir grâce au dialogue entre l'opposition et la société civile, en organisant de nouvelles élections qui répondent aux normes démocratiques. Selon le ministre, l'OSCE pourrait jouer un rôle important dans ce processus. Sur le papier!


Réactions russes

Le ministère russe des Affaires étrangères accusait mardi 25 août la Lituanie de déstabiliser intentionellement la situation en Biélorussie en s'ingérant dans les affaires intérieures du pays. La porte-parole du ministère russe, Marija Zacharova, notait que le ministre lituanien des Affaires étrangères Linas Linkevičius nommait Aliaksandr Lukashenko es qualité d'ancien président. Elle relevait également que la Lituanie reçevait la candidate de l'opposition Sviatlan Cichanouskaya et, selon Mme Zakharova, organisait des réunions en Lituanie avec les représentants des États-Unis et de l'UE. "De telles démarches, que les maîtres de l'intrigue politique lituanienne déguisent en une volonté" d'aider "les Biélorusses, ne font en réalité que déstabiliser la situation politique. Ce qui est vrai. Au lieu de permettre au peuple biélorusse de résoudre lui-même la crise, le chef de la diplomatie lituanienne fait ouvertement pression sur les Biélorusses pour qu'ils prennent une "bonne" décision à ses yeux ", déclarait le diplomate russe. Les dirigeants lituaniens appellent la communauté internationale à œuvrer pour des élections présidentielles équitables au Bélarus en condamnant fermement la répression exercée actuellement par les autorités bélarussiennes. La Lituanie lance également un fonds européen pour les Biélorusses touchés par la répression (non reconnu par l'opposition, la lituanie n'appartient pas au club des idéologues philantropes).


Le ministre des Affaires étrangères Linas Linkevičius déclarait que la Lituanie peut offrir au Bélarus une alternative aux importations de pétrole et de gaz en provenance de Russie. Le ministre s'exprimait peu de temps après la confirmation que la Biélorussie importerait du pétrole de Norvège via le port de Klaipeda et les chemins de fer lituaniens. L. Linkevičius ajoutait prévoir de discuter de ces questions d'approvisionnement en énergie lors de sa visite à Minsk prévue pour début février 2021. "Nous souhaitons que la Biélorussie diversifie l'approvisionnement en ressources énergétiques, et c'est l'un de ces exemples d'utilisation du port et des chemins de fer de Klaipeda", déclarait Linkevičius au BNS lundi soir. «S'il y a de l'intérêt, les problèmes d'approvisionnement en gaz pourraient également être pris en compte. Il sera possible de discuter de ces questions lors de ma visite à Minsk, ainsi que d'autres questions d'actualité inscrites à notre ordre du jour », ajoutait le ministre. Moscou et Minsk n'ayant pas réussi à parvenir à un accord sur les conditions d'approvisionnement en pétrole en 2020, la Russie limitait ce mois-ci l'approvisionnement en pétrole des raffineries biélorusses. Les entreprises lituaniennes et biélorusses confirmaient lundi que les cargaisons de pétrole en provenance de Norvège atteindraient le Belarus via la Lituanie ce mois-ci. «Cette cargaison sera transportée depuis le port de Klaipeda par les chemins de fer lituaniens. Nous surveillons en permanence la situation sur le marché et nous nous efforçons d'offrir à nos clients des solutions compétitives », ajoutait Mantas Dubauskas, représentant des chemins de fer lituaniens. La compagnie pétrolière biélorusse BNK importera du pétrole du champ norvégien Johann Sverdrup, déclarait à l'agence Reuters Belneftechim, une société d'État biélorusse contrôlée par BNK. Le pétrolier arrivera mercredi 26 août au port de Klaipeda en Lituanie, environ 80 000 tonnes de pétrole seront livrées par chemin de fer à la raffinerie biélorusse Naftan. BNS n'était pas en mesure de recevoir un commentaire de la société de manutention de produits pétroliers Klaipedos Nafta. Plus tôt ce mois-ci, la société confirmait la réception d'une demande de BNK pour importer du pétrole brut.


Les accusations de la Russie selon lesquelles la Lituanie s'ingère dans les affaires intérieures de la Biélorussie seraient infondées, et il n'appartient pas à la Russie d'enseigner aux autres États l'impossibilité de s'immiscer dans les affaires d'autres pays, déclarait le ministre lituanien des Affaires étrangères. "Il n'appartient pas à la Russie d'enseigner le recours à la violence et à l'ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays. Nous savons par expérience qu’ils ne devraient pas l'enseigner », déclarait mercredi 26 août Linas Linkevičius aux journalistes à Vilnius. De cette manière, il réagissait aux accusations formulées la veille par le représentant du ministère russe des Affaires étrangères, selon lesquelles la Lituanie déstabilisait la situation au Bélarus en s'ingérant dans les affaires intérieures de ce pays. Ne pas enseigner à la Russie l'utilisation de la violence et l'ingérence dans les affaires d'autres pays. "De telles démarches, que les maîtres de l'intrigue politique lituanienne tentent de déguiser en une volonté" d'aider "les Biélorusses, ne font en réalité que déstabiliser la situation. Au lieu de laisser résoudre la crise par le peuple biélorusse lui-même, le chef de la diplomatie lituanienne pousse ouvertement les Biélorusses à prendre une "bonne" décision à ses yeux ", selon Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. "Ne pas enseigner à la Russie les règles de l'étiquette, qu'elle n'a pas suivies depuis longtemps", lui répondait L. Linkevičius. La Lituanie n'impose aucune décision ou opinion au Bélarus. "La seule chose dans laquelle nous sommes intervenus consistait à aider les personnes ayant été menacées - directement dans leur santé, et peut-être leur vie, ce qu'elles savent peut-être - nous avons vraiment aidé ici, mais cela n'interfère pas dans les affaires intérieures du pays", selon Linkevičius. La Lituanie accueillait plusieurs membres de l'opposition biélorusse ainsi que les manifestants craignant pour leur sécurité en Biélorussie. Sviatlana Cichanouskaya, ancienne candidate à la présidence du Bélarus, vit actuellement en Lituanie. Les dirigeants lituaniens appellent la communauté internationale à œuvrer pour des élections présidentielles équitables au Bélarus en condamnant fermement la répression exercée par les autorités bélarussiennes. La Lituanie initiait un fond européen en faveur de Biélorusses touchés par la répression. Il faut distinguer ici ce qui relève de la propagande des ingérences réelles.


Le ministre des Affaires étrangères Linas Linkevičius observait aussi les signes inquiétants selon lesquels la Russie envisagerait de rejoindre la Biélorussie d'une "manière simple". «Les tensions demeurent car il existe de nombreuses incertitudes quant au prétendu soutien international de la Russie. Je pense que la Russie réfléchit actuellement à la manière d'agir sur le terrain. Il y a toutes sortes de signes très inquiétants. Si l'on pense simplement relier un pays d'une manière aussi «simple», quelles peuvent en être les conséquences? En fait, non seulement pour la Biélorussie elle-même, mais aussi pour la Russie, ce serait un signal clair de ce à quoi le peuple russe peut s'attendre, quelles méthodes employées. Je ne pense pas que ce soit très favorable", selon L. Linkevičius aux journalistes après une conversation avec le président et les chefs des factions du Seimas Lituanien à la présidence. «Nous verrons bien la direction prise par tout le monde. Il est très important pour nous d'affirmer clairement notre position en consolidant la communauté internationale ». Selon le ministre, dans le cas de la Biélorussie, le scénario ne serait pas identique aux événements survenus en Ukraine en 2014-2015. Le régime de Minsk n'autorise pas encore d'intermédiaires car l'opposition est trop divisée. «Rappelons l'existence des services de médiation, ceux qui voulaient modérer quelque chose entre eux. Ce n'est pas la même chose ici - et la société civile, et l'opposition sont décentralisées. Il y a toujours des différences, que ce soit la Révolution des roses, ou la Révolution orange. De toute évidence, les il serait très imprudent moralement, et pratiquement d'ignorer la voix des gens ». Les tensions en Biélorussie font rage depuis deux semaines suite à l'élection présidentielle truquée d'Alexandre Loukachenko. Des milliers de personnes défilent dans la rue, les manifestations sont réprimées par la force et des milliers de personnes arrêtées. Lors des manifestations de masse contre le régime de Loukachenko, il mettait en garde dimanche 23 août contre une possible menace imaginaire de l'OTAN, et le ministère de la Défense annonçait des exercices militaires près de la frontière lituanienne lundi 24.

L'Occident se concentre sur l'allègement de la pression de la Russie sur la Biélorussie, et les efforts de la Lituanie pour entamer un dialogue plus actif avec son voisin étaient observées, selon le ministre Lituaien des Affaires étrangères Linas Linkevičius. "Il est évident que les processus qui se déroulent en Biélorussie, ou peut-être, mieux encore, dans cette région voisine, attirent plus l'attention de l'Occident qu'auparavant", déclarait L. Linkevičius dans une interview accordée à une radio d'information. "La pression augmente, comme nous pouvons le voir clairement de la part de la Fédération de Russie, forçant la création d'un État d'union avec la Biélorussie. Forcer le mot est trop fort, car ce processus dure depuis déjà vingt ans, mais il existe divers leviers, à la fois économiques et politiques. de communiquer avec la Biélorussie et d'amortir autant que possible ce processus », selon le ministre. Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo doit effectuer une visite en Biélorussie ce week-end. Avant de partir lui même pour la Biélorussie, L. Linkevičius discutait dimanche 23 août de la visite du secrétaire américain par téléphone avec son adjoint, Philip T. Reeker. Selon L. Linkevičius, le représentant des Etats-Unis "se félicitait de l'implication plus active de la Lituanie dans le dialogue, car il est nécessaire d'influencer les processus autant que possible". Les processus en cours au Bélarus, ou peut-être, pour le moins, dans cette région, attirent plus l’attention de l’Occident qu’auparavant. Commentant plus tôt dans la conversation, le ministre déclarait avoir entendu des assurances de la partie américaine relative à la sécurité de la centrale nucléaire d'Astrava. La Lituanie affirme que la centrale nucléaire d'Astrava est en cours de construction à 50 kilomètres de Vilnius en violation des normes de sécurité et d'environnement. Minsk nie ces allégations. La visite de L. Linkevičius en Biélorussie est critiquée par les conservateurs de l'opposition. Ils se disent inquiets que l'ouverture à la Biélorussie puisse signifier des concessions indues sur la centrale nucléaire d'Astrava. Lors d'une réunion extraordinaire de la commission des affaires étrangères du Seimas, convoquée par l'opposition cette semaine, L. Linkevičius déclarait que Minsk commençait à parler de manière plus constructive de la sécurité de la centrale nucléaire d'Astrava. "De manière plus constructive, j'ai senti qu'il y avait moins de rejet en ce qui concerne les questions de sécurité, car dans le passé, on a répété qu'il n'y avait aucun problème et qu'ils ne feraient rien du tout", déclarait L. Linkevičius. L. Linkevičius, à son tour, affirmait que la communication avec les représentants du Bélarus ne signifie pas en soi un réchauffement des relations. «Je pense que les conversations étaient très constructives, et quand vous me demandez s’il fait chaud ici, je répète que la chaleur est là quand il y a une sorte d’unanimité. Il y a certainement beaucoup de positions différentes, mais ce qui est bien, c'est que nous ne contournons pas ces virages serrés. J'ai soulevé ces questions avec acuité, tant avec le premier ministre qu'avec mon collègue », déclarait le ministre. «Est-ce la base d'une euphorie? Non, il n'y a pas de base à l'euphorie, soyons objectifs. Est-ce la base pour dramatiser la situation, comme certains le pensent? Il n'y a plus de raison à cela », résumait L. Linkevičius lors de sa visite en Biélorussie. Le président Gitanas Nausėda, ayant pris ses fonctions en juillet, annonçait chercher à reprendre progressivement le dialogue avec la Biélorussie, car il est important pour la Lituanie que le pays voisin conserve son indépendance vis-à-vis de la Russie. Des propos politiquements trompeurs.


La liste des sanctions lituaniennes contre le régime de Minsk sera approuvée après une coordination finale avec la Lettonie et l'Estonie, déclarait le Premier ministre Saulius Skvernelis. "Nous parlons de sanctions individuelles pour les fonctionnaires responsables, qui entreront en vigueur lorsque nous nous mettrons d'accord avec la Lettonie, l'Estonie et la Lituanie sur la même liste maximale. Ensuite, il y aura une décision du ministre de l'Intérieur sur l'annonce de sanctions individuelles contre des responsables individuels », déclarait mercredi 26 août le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse. Le ministère des Affaires étrangères annonçait mercredi qu'il proposait d'imposer des sanctions nationales à 118 responsables biélorusses, pour les truquages des élections et les violence contre des manifestants pacifiques. Auparavant, il était proposé d'ajouter une trentaine de personnes à la "liste noire", dont le président du Bélarus Aliaksandr Loukachenko, accusé de fraude électorale. L'imposition de sanctions contre des responsables biélorusses est à l'étude et l'Union européenne, selon des sources diplomatiques du BNS, aurait une vingtaine de personnes sur la liste, qui devrait être approuvée en septembre.


astrava

Mercredi 26 août, le président Gitanas Nausėda  saluait la décision de la Lettonie de ne pas acheter d'électricité à la centrale nucléaire dangereuse d'Astrava, affirmant qu'une telle décision des «frères» lettons était logique. Il soulignait également que la décision de la Lettonie de ne pas acheter d'électricité à la centrale nucléaire d'Astrava devrait ouvrir la voie à un processus de synchronisation plus fluide avec les réseaux électriques d'Europe continentale. "Je suis satisfait de la décision de nos collègues, et de nos frères lettons, c'est logique et, surtout, j'espère qu'elle ouvrira la voie à une mise en œuvre plus fluide du projet de synchronisation", déclarait G. Nausėda aux journalistes à Biržai. "Je suggérerais de ne pas oublier cet aspect, car en l'absence de ce consensus, il y avait beaucoup de questions sur la mise en œuvre pratique du projet de synchronisation", ajoutait-il. Selon le président, la décision de la Lettonie de ne pas acheter d'électricité à la centrale nucléaire d'Astrava est également déterminée par les événements politiques au Bélarus ces dernières semaines. «Il y a maintenant un autre aspect politique. Je pense que donner des dividendes économiques à un régime qui bat et persécute son peuple serait très difficile pour un État démocratique (? Richelieu prouvait qu'un royaume catholique pouvait s'allier en  Europe avec un royaume protestant, la politique n'ayant pas de croyance fixe).». Le président Nauséda espère qu'il sera désormais possible de reprendre les discussions et que le projet de synchronisation électrique pourrait être achevé avant 2025. «Je pense que nous pouvons revenir au plan ambitieux présenté par la présidence afin que nous puissions essayer de mettre en œuvre le projet de synchronisation plus tôt qu'avant 2025. Tout cela est encore possible et je suis maintenant encore plus optimiste sur cette perspective », déclarait G. Nausėda. Il peut toujours rêver.


La décision de la Lettonie de suspendre le commerce d'électricité avec la Biélorussie après le début des opérations de la centrale nucléaire d'Astrava  est un exemple de solidarité entre les États baltes, selon le Premier ministre Lituanien Saulius Skvernelis. «La décision du gouvernement letton de ne pas acheter d’électricité à la Biélorussie est un exemple clair et direct de solidarité entre les États baltes, et de respect sans compromis des valeurs européennes. J'ai des raisons de croire que le résultat a également été influencé par la réunion des Premiers ministres de Lituanie, de Lettonie et d'Estonie, qui se tenait à Tartu il y a quelques semaines », écrivait mercredi S. Skvernelis sur Facebook. Il remerciait le Premier ministre de Lettonie, Krišjanis Karinis, pour la décision de Riga annoncée mardi 25 août: «J'apprécie beaucoup la solidarité des gouvernements letton et estonien sur cette question. Nous pensions qu'il y aurait de telles solutions. Sinon, en payant une électricité dangereuse en Biélorussie aux dépens de nos citoyens, nous soutiendrions directement les ambitions du gouvernement de cet État de nier brutalement l'opinion de ses citoyens sur l'avenir du pays, ainsi que les tentatives d'augmenter les tensions dans la région en imitant les prétendus États baltes ennemis, Le Premier ministre letton K. Karinis déclarait mardi que la Lettonie suspendrait le commerce d'électricité avec la Biélorussie si la centrale nucléaire d'Astrava devenait opérationnelle. Le Premier ministre letton déclarait en ce cas, que la Lettonie échangerait de l'électricité via la connexion lettone-russe (une tartuferie si Astrava alimente la connexion en électricité). Cependant, selon lui, la manière dont les échanges avec les pays tiers se dérouleront n'est pas encore claire. La Lettonie abordera ce sujet avec les représentants de la Lituanie, de l'Estonie et de la Commission européenne. Depuis plusieurs années, la Lituanie tente de persuader les pays voisins, et en particulier la Lettonie, de ne pas laisser l'électricité de la centrale nucléaire d'Astrava entrer sur le marché commun. Cet objectif n'ayant pas été atteint. En février de cette année, après une réunion des Premiers ministres de Lettonie et d'Estonie, S. Skvernelis annonçait que les ministres signeraient bientôt une déclaration confirmant la position commune des États baltes de ne pas acheter d'électricité à Astrava. Cependant, le gouvernement letton annonçait rapidement ne pas approuver ces déclarations pour le moment, qu'il essaierait de les changer. En août dernier, le gouvernement letton annonçait un changement de position après l'interruption de la Lituanie sur le commerce d'électricité avec la Biélorussie, Riga le déplacerait jusqu'à la frontière lettone. Le ministre letton de l'Économie de l'époque, Ralph Nemiro, déclarait qu'il comprenait les préoccupations de la Lituanie concernant la sécurité de la centrale électrique d'Astrava, toutefois la décision d'échanger de l'électricité avec la Russie avait été prise en tenant compte des intérêts de la Lettonie d'éviter les pénuries d'électricité. Le gouvernement lituanien déclare que la centrale nucléaire d'Astrava a été construite près de la frontière lituanienne sans respecter les exigences en matière de sécurité et d'environnement. La Lituanie adoptait une loi interdisant à l'électricité d'Astrava d'entrer sur le marché du pays en exhortant les pays voisins à boycotter l'électricité de la centrale.


Si la Lettonie décide de suspendre les échanges d'électricité avec la Biélorussie si la centrale nucléaire d'Astrava entre en service, le ministre lituanien de l'Énergie déclare que des solutions techniques continueront d'être recherchées ensemble. Selon Žygimantas Vaičiūnas, il est désormais prévu d'harmoniser définitivement le texte de la déclaration politique établissant la position commune des États baltes de ne pas acheter d'électricité à Astrava et d'approuver en même temps la méthodologie tripartite des échanges avec les pays tiers. "Le texte sur le non-achat d'électricité continuera d'être finalisé, à savoir le texte de la déclaration politique, et en plus de la déclaration politique, une méthodologie tripartite sera signée et approuvée par les régulateurs, ainsi que toutes les autres dispositions techniques nécessaires. Décision et engagements de déclaration politique », déclarat le ministre au BNS. «Il y aura plusieurs accords techniques toujours en discussion, nous mettons en place tous les processus pour que les mots se transforment en actions réelles », ajoutait-il. Selon le ministre, afin d'empêcher l'électricité d'Astravas d'entrer sur le marché balte, un système de garanties d'origine de l'électricité sera utilisé, entre autres. "Il est en cours de développement pour être fiable et permettre à tous les gestionnaires de réseau de transport des États baltes de s'assurer que l'électricité biélorusse n'a pas la moindre possibilité d'entrer dans les États baltes via la Russie", déclarait le ministre. Selon lui, la centrale électrique Nord Pool Spot également en cours de construction en raison du système de garantie d'origine. Selon le ministre, il est encore temps de trouver des solutions finales, à la fois politiques et techniques. "Nous avons un peu de temps à ce moment-là, à savoir pour élaborer la partie technique de la mise en œuvre, et il est temps de commencer à produire de l'électricité à la centrale nucléaire d'Astrava". Auparavant, Ž. Vaičiūnas mentionnait que sans un accord des États baltes sur le boycott de la centrale électrique d'Astravas, la Lituanie pourrait se retirer de la bourse d'électricité Nord Pool Spot. Mercredi Ž. Vaičiūnas déclarait que si les négociations avec Riga et Tallinn aboutissaient, de telles solutions radicales seraient peu probables. «Si nous continuons à trouver avec succès ces mécanismes de mise en œuvre pour cette décision lettone, alors toute considération de mesures extrêmes s'éloignera. "Dans la mesure où nous avons des solutions concrètes, à savoir la position unie des États baltes sur le non-achat d'électricité à la Biélorussie après le démarrage de la centrale nucléaire d'Astrava, et de même, ces scénarios de sortie du système Nord Pool Spot deviennent de moins en moins nécessaires", expliquait le ministre. Selon Vaičiūnas, la décision de la Lettonie est un engagement de principe important de ne pas acheter d'électricité à la Biélorussie si la centrale nucléaire d'Astravas commence à fonctionner, c'est un autre exemple de solidarité et d'unité dans l'énergie: "C'est le résultat d'un travail cohérent et patient et nous saluons vraiment la décision de la Lettonie."


Maltraitance carcérale biélorusse

Craignant la répression du gouvernement, deux directeurs sonores biélorusses arrivaient en Lituanie suite à leur punition d'avoir gâché un événement gouvernemental à Minsk lors de la chanson "Peremen!", Devenue l'hymne des protestations, par haut-parleurs. Le directeur du son, Wladyslaw Sokolowski, déclarait au BNS avoir quitté la Biélorussie par crainte d'une longue peine de prison suite aux menaces reçues lors de son arrestation, et lors d'un interrogatoire au ministère de l'Intérieur. W. Sokolowski, trente ans, et son collègue de trois ans, Kirill Galanov, devenaient célèbres en jouant la chanson légendaire de Victor Coy "Peremen!" Le lendemain, le tribunal les condamnait à dix jours d'arrestation administrative pour hooliganisme et résistance aux autorités. «Le 6 août, après la sortie de la chanson, l'ambassade de Lituanie leur offrait son aide. Après notre remise en liberté, nous avons de nouveau été contactés. On nous a proposé de l'aide que nous avons décidé d'utiliser », déclarait W. Sokolowski dans une interview à BNS mercredi 26 août. A son arrivée en Lituanie le 22 août. «Je tiens à remercier les Lituaniens pour leur soutien, en particulier ceux qui nous ont aidés et abrités. Nous avons reçu plus d'aide que prévu », déclarait le Bélarus. Menacé de prison après avoir passé cinq jours en isolement cellulaire purgé après son arrestation. W. Sokolowski, affirme n'avor dormi que sur un lit pliant fixé au mur pendant quelques nuits. Pendant trois nuits, le lit n’a pas été plié, l’homme somnolant assis sur un tabouret. Il déclarait avoir reçu la visite d'un étranger accompagné de plusieurs responsables dans la soirée du 9 août. «Face au mur! Envie de changement? Avez-vous joué la chanson? Beaucoup de gens sont descendus dans la rue, beaucoup de gens ont été détenus, et combien étaient à l'hôpital ... Préparez-vous, ce n'est que le début, vous serez assis pendant dix ans. Vous avez également changé votre ami », W. Sokolowski citait les paroles de l'étranger. «En parlant, il me frappait deux fois dans le dos. Quand il est parti, ses subordonnés disaient: "Faites ce dont il a besoin, ici ce n'est pas un sanatorium." Après cela, je ne me suis penché sur le lit il commençait à souffler de l'air froid à travers la ventilation. Il faisait très froid la nuit », déclarait le Biélorusse au BNS. Après sa libération, W. Sokolwski racontait l'incident aux journalistes, affirmant avoir été visité au pénitencier et très probablement frappé par le vice-ministre de l'Intérieur Alexander Barsukov. En conséquence, l'homme été convoqué pour audition au Home Office le 21 août. Selon le Bélarusse, il était sommé de nier que A. Barsukov s’était rendu dans sa cellule, l'avait battu et menacé de poursuites pénales pour diffamation. Le sous-ministre lui-même exigeait un démenti de W. Sokolowski au ministère: "Il est venu vers moi et m'a dit:" Regardez, je ne suis pas un homme si grand, il enlevait ses chaussures, regardez sans chaussures, je suis encore moins haut. " «Je ne peux pas à 100%. prétendre qu'il s'agissait bien de A. Barsukov. J'ai officiellement signé que ce n'était pas lui », déclarait W. Sokolowski au BNS. En outre, lors de l'enquête, les fonctionnaires s'intéressaient à 40 000 dollars collectés pour aider les réalisateurs sonores arrêtés. «Il essayait de me persuader de dire publiquement que j'avais été payé. (...) Il demandait qui était impliqué dans la collecte de ces fonds, il a demandé à me souvenir qui m' appelait », déclarait le Bélarus. Battu et nu Il expliquait au BNS les conditions dans lesquelles d'autres manifestants étaient détenus dans un centre de détention à Minsk. J'entendais un fonctionnaire dire à un autre: "Nous ferons d'eux le premier groupe de personnes handicapées afin qu'ils ne puissent plus jamais marcher." Selon W. Sokolowski, il était privé de vêtements et de chaussures avant d'être transféré de sa cellule à une simple autre cellule. Au départ, il a était logé dans une cellule de six places, où il y avait déjà une quarantaine de personnes. «Tout le monde est également sans vêtements. Battu, pratiquement tous bleus, hématomes et ecchymoses continus », se souvient-il. Le musicien était enfermé dans une autre cellule de six places, qui abritait environ 30 personnes.. Mais dans cette cellule - complètement insalubre. Il n'y avait ni papier hygiénique ni savon », dit-il. «Le pire fut la nuit du 11 au 12 août. J'entendais des cris sans pause et des coups étouffés. (...) J'ai entendu un fonctionnaire dire à un autre: «Nous allons rendre le premier groupe d'entre eux handicapé pour qu'ils ne puissent plus jamais marcher. Il y avait des gens dans la cellule maintenus allongés face contre terre pendant 6 à 8 heures, battus tout le temps », déclarait W. Sokolowski au BNS. Selon lui, tous les prisonniers n'étaient pas nourris dans le centre de détention. Après le début de la répression de l'opposition en Biélorussie après l'élection présidentielle, la Lituanie accueillait 22 Biélorusses à des fins humanitaires, dont la moitié demandaient officiellement l'asile politique. "Toutes ces personnes sont dans un environnement sûr", déclarait mercredi au BNS Božena Zaborovska-Zdanovič, conseiller du ministre de l'Intérieur. Selon elle, 36 personnes au total recevait des permis du Bélarus pour des raisons humanitaires particulières.


Réactions post soviétiques tardives?

Les manifestants en Biélorussie secouérent le régime de l'ancien président Aliaksandr Loukachenko dans un mouvement d'une ampleur et d'une diversité sans précédent dans cette république post-soviétique, mais les gens doivent se préparer à une longue lutte s'ils veulent réaliser leurs ambitions, disent les analystes. Selon eux, jamais auparavant les Biélorusses appartenant à toutes les couches de la société - des adolescents aux ouvriers d'usine - n'avaient rassemblé des manifestations de cette ampleur dans tout le pays. Le mouvement n'a pas de leader clair, mais il est uni par la colère à propos des élections du 9 août, que Loukachenko, selon les chiffres officiels truqués, remportait à plus de 80% des votes. Une application de la Loi de Pareto 80-20 appliquée à la politique. Une partie difficile commence désormais pour que les Biélorusses évincent Loukachenko, dirigeant autoritaire depuis 26 ans, afin d'organiser de nouvelles élections équitables pour assurer un avenir démocratique à 9,5 millions de personnes. entre l'Union européenne et la Russie. Bien qu'au début il ne paraisse pas assuré d'un succès, M. Loukachenko prenait par la suite des mesures afin de renforcer sa position personnelle. Notamment en s'assurant des forces de sécurité et de l'élite politique partisane. Il n'y a que quelques réfugiés célèbres dans le camp de la protestation. "En ce qui concerne l'histoire de la Biélorussie, ce que nous voyons actuellement est sans précédent", déclarait Olga Dryndova, une experte biélorusse à l'Université de Brême en Allemagne. "La contestation est largement représentée dans tous les horizons", déclarait elle à l'AFP.Selon O. Dryndova, le mouvement de protestation est également soutenu par des personnes non politisées. "Il n'y a jamais eu de mobilisation de personnes à une telle échelle dans l'histoire de la Biélorussie", ajoutait Katia Glod du Centre d'analyse des politiques européennes (CEPA). Selon elle, les manifestations actuelles en Biélorussie dépassent l'indignation ayant éclaté après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 dans l'Ukraine voisine. Après que Cichanouskaya ait couru en Lituanie, les manifestants se mobilisent via le populaire Telegram, en particulier la chaîne Nexta, dirigée par le blogueur polonais Sciapan Pucila, âgé de 22 ans. Les manifestants font face à un test alors que Loukachenko refuse d'abandonner le pouvoir. Les médias d’État diffusent une vidéo dans laquelle Loukachenko montre un fusil et son fils de 15 ans, Mikalaj, porte un gilet pare-balles alors qu'il se rassemble dans les rues ce week-end contre les opposants à l'ancien président. «Pouvoir absolu» Une grande partie de la pression initiale est venue de grèves dans des industries clés. Mais les grèves s'arrêtent alors que les autorités menacent de renvoyer les grévistes en arrêtant leur chef, Siarhei Dyleuskis. Lorsque le gouverneur de la région de Grodno entame un pseudo dialogue avec les manifestants, Loukachenko le remplace par un de ses fidèle le ministre de la Santé. "Je pense que le seul objectif réaliste [pour les manifestants] est peut-être de forcer les autorités à s'abstenir de la violence et de la torture excessives que nous avons vues". "Mais même cela n'est pas garanti." Des personnalités importantes du mouvement de protestation, dont la lauréate du prix Nobel de littérature Sviatlana Aleksijevič, forment le Conseil de coordination pour le transfert pacifique du pouvoir. Les analystes doutent que M. Lukashenko soit prêt à tout dialogue.Alexeyevich, dont le livre "Vremia sekond hend" décrit comment des citoyens ordinaires ont survécu à l'effondrement de l'URSS, était appelée mercredi 26 août à témoigner devant une commission d'enquête biélorusse sur une prétendue tentative de prise de pouvoir. «L'ensemble du système de sécurité, l'armée et le ministère de l'Intérieur, restent avec Loukachenko. C'est son dernier soutien. Il a perdu le soutien du public », constatait Dryndova. A propos de l'image de l'ancien président avec une arme à feu, elle ajoutait: «Loukachenko est toujours au pouvoir avec un pouvoir d'apparence absolu. Tout dépendra pour la suite des évènements de sa réaction émotionnelle. "C'est maintenant un moment dangereux." M. Cichanouskaya déclarait mardi au Parlement européen qu'une "révolution pacifique" était en cours au Belarus. Andrei Kolesnikov, chercheur principal au Carnegie Center de Moscou, déclarait que la société civile biélorusse "n'a pas l'intention de s'endormir bientôt". «Son inconcilabilité est une bonne leçon pour les dictateurs sur la façon de se maintenir au pouvoir à court terme. Mais c'est un mauvais exemple pour assurer sa sécurité personnelle et sa vieillesse paisible à moyen et long terme ». Selon les analystes, les personnalités de l'élite dirigeante pourraient faire pression sur le président pour qu'il adopte une stratégie différente, et la position du vaste voisin que constitue la Russie est très importante. M. Loukachenko s'est entretenu avec le président Vladimir Poutine à plusieurs reprises ces derniers jours. Arciomas Šraibman, un analyste bien connu du site d'information biélorusse tut.by, écrivait que tôt ou tard Loukachenko affrontera la réalité. "Il viendra un moment où Loukachenko - ou suffisamment de personnes dans son environnement immédiat - se rendront compte que le danger d'un dialogue avec les opposants est moindre que celui d'essayer de remettre le gin dans la bouteille". A moins que le dictateur ne décide de boire le contenu du verre à lui tout seul. Ses cartes se résument au discours nationaliste, ainsi qu'à la défense de ses intérêts personnels égoistes.

Volga KovalKoval arrêtée et emprisonnée à MINSK pour la manifestation dominicale du 23 août


Svietlana Membre du comité de l'opposition, Prix Nobel de littérature auditionnée à Minsk le 26 août, refusait de déposer


Les conditions d'un inévitable affrontement local traditionnel sont réunies avant le 9 septembre, entre la Lituanie et le Bélarus, pour un motif de rancoeur atomique. La revanche d'Ignaligna contre Astrava, sauf imprévu statistique de type loi de régression de Galton lors de la mise en oeuvre des moyens techniques. Faire moins bien que prévu ou en pire.







en ligne le 27-8-2020