Ligne de temps du Bélarus


l

Svetlana : opposante résolue lançait son 1er ultimatum le 13 octobre 2020


l'Ultimatum du 13 octobre 2020

@tutbylive


La journée du 13 octobre 202O marque un temps politique particulièrement notable dans l'histoire de l'Opposition au Bélarus, puisque ce jour là Svetlana lançait un ultimatum au régime illicite de l'usurpateur du pouvoir de lui transférer les commandes du pays, de cesser la répression policière et judiciaire, et de libérer les prisonniers. Sinon elle ordonnera la grève générale dans le pays et le blocage généralisé. C'est une épreuve de force annoncée sous 13 jours. Qu'en penser? Compte tenu du fait que les instances internationales du Hockey, avec le minsitre canadien, lui demandaient son avis le samedi 16 octobre, pour les épreuves de 2021, et qu'elle proposait de recevoir les épreuves à Minsk, au lieu de Riga en Lettonie, il y a lieu de faire confiance à l'action de Svetlana. Le transfert de pouvoir aura lieu, de toute façon, après le 26 octobre d'une manière ou d'une autre. Car les manifestations de rue dominicales montrent que le pouvoir ne "tient pas la ville". Un commando, bien entrainé, est en mesure de contrôler, sans trop d'effort, les centres de décision en quelques heures.Le tyran se trouve sans protection efficace. Une fois délesté de sa milice, l'usurpateur est nu. Le pouvoir est dans la rue à portée de main.


l'ultimatum du 13 octobre

S’adressant, dans un message publié sur les réseaux sociaux, aux autorités, Tikhanovskaïa, en exil en Lituanie, donnait 13 jours à Loukachenko pour annoncer sa démission, mettre fin à la dispersion des manifestations par la force et libérer tous les « prisonniers politiques ». « Si nos demandes ne sont pas satisfaites d’ici le 25 octobre, tout le pays descendra pacifiquement dans la rue », avertissait l’opposante. « Et le 26 octobre, une grève nationale de toutes les entreprises commencera, toutes les routes seront bloquées, les ventes dans les magasins d’État s’effondreront ».

« Nous avons dit à plusieurs reprises que nous étions prêts au dialogue et aux négociations. Mais parler derrière des barreaux de prison n’est pas un dialogue », poursuit-elle, dénonçant la « terreur d’État » du régime de Lukachenko.

"Si nos demandes ne sont pas satisfaites avant le 25 octobre, tout le pays sera dans la rue, pacifiquement", déclarait Tikhanovskaya, en exil à Vilnius, dans son communiqué.


"Le 26 octobre, toutes les entreprises commenceront une grève, toutes les routes seront bloquées, les magasins publics n'auront plus de ventes".

"If our demands are not met by Oct. 25, the whole country will peacefully take to the streets," she said in a statement released in Lithuania, where she is currently based in exile after leaving Belarus following the presidential election.

"And on Oct. 26 a nationwide strike will begin at all enterprises, all roads will be blocked, and sales at state stores will collapse," she said. "You have 13 days."


appel du 13 octobre

Ceux qui lancent des ultimatums et appellent aux manifestations en Biélorussie seront traduits en justice - qu'ils soient chez eux, ou à l'étranger, déclarait jeudi 15 un haut responsable des forces de l'ordre. "Ceux qui appellent [pour protester] seront de toute façon poursuivis ... en application de la loi biélorusse", affirmait Ivan Kubrakov, chef du conseil de l'intérieur du comité exécutif de la ville de Minsk, dans un entretien avec l'ONT. Selon lui, la milice a «les capacités, les moyens et les capacités suffisants», la répétition du mot capacité contredit l'affirmation péremptoire. "Nous travaillons avec la commission d'enquête pour expliquer à toutes les personnes, ici, que ceux qui appellent de l'extérieur", seront poursuivis affirmait le chef de la milice de Minsk. "Je considère l'ultimatum d'un citoyen de la République du Bélarus comme une incitation à le réprimer: quel est l'ultimatum et qui peut le lancer?" Le chef de l'opposition biélorusse S. Cichanouskaya lançait mardi 13 octobre un "ultimatum du peuple" au régime de l'autoritaire Aliaksandr Loukachenko en le menaçant de déclencher une grève nationale si Lukasencko ne démissionnait pas, "arrêtez la violence contre les manifestants et libérez les prisonniers politiques. Nous travaillons avec la commission d'enquête pour expliquer à tous les gens ici que ceux qui appellent de l'extérieur seront sanctionnés. Mme Cichanouskaya  déclarait que les présumées autorités biélorusses avaient jusqu'au 25 octobre pour répondre à ses exigences. Sinon, elle promettait une grève d'envergure nationale et des manifestations à grande échelle dans le pays. S. Cichanouskaya se considère comme la gagnante des élections. Ces dernières semaines, les milices biélorusses arrêtaient des milliers de manifestants. À la suite de rapports de témoins faisant état de violences par les milices et des tortures de détenus, la communauté internationale condamnait le régime de Loukachenko, sanctionné par l’Occident. Plusieurs personnes  étaient tuées lors de la répression des manifestations en Biélorussie.


Sur les arrestations du samedi 17 octobre de la marche des étudiants

Vadim Zamirovsky et Vsevolod Zarubin étaient soumis à deux protocoles administratifs - la participation à un événement de masse non autorisé (23,34) et la désobéissance aux demandes d'un fonctionnaire (23,4).


TUT.BY 17/10/2020, 17:26

Minsk. Vadim Zamirovsky, photojournaliste de TUT.BY et BelaPAN, détenu aujourd'hui dans l'exercice de ses fonctions professionnelles, est inculpé en application, de deux articles administratifs - participation à un événement de masse non autorisé (23,34) et désobéissance aux demandes d'un fonctionnaire (23,4). Rapportait son avocat.


17 octobre 2020 à 14:12

Dans l'après-midi du 17 octobre, plusieurs dizaines d'étudiants se rassemblaient sous le porche de l'Université linguistique d'État de Moscou, puis défilaient en colonne vers la rue Kozlova. Les détentions commencaient après 13h00.

Des témoins oculaires rapportent avoir vu 7 à 10 personnes détenues. La police déclarait à TASS que plusieurs participants à un rassemblement étudiant non autorisé avaient été arrêtés.

«Oui, il y a des détenus dans le cadre du processus administratif», affirmait Roman Lashkevich, porte-parole du service de police du comité exécutif de la ville de Minsk.

Les défenseurs des droits humains de Viasna publient aujourd'hui les listes de détenus. Il y a maintenant 15 noms.

En outre, sont notoires les détentions des journalistes TUT.BY et BelaPAN Vadim Zamirovsky et Vsevolod Zarubin, Onliner Darya Spevak. Le correspondant de RIA Novosti était libéré peu de temps après son arrestation


une quarantaine de personnes étaient arrêtées aujourd'hui samedi 17 octobre à Minsk, dont le fondateur du Bamboo Group Vladislav Gerchikov. Détenu dans sa propre voiture dans la cour de la rue Kozlova.


ELENA LEWCHENKO(athlète internationale) CRITIQUE LES CONDITIONS DE DETENTION DES PRISONNIERS

elena Levchenko


- Nous vous informons qu'en fait l'athlète exagère la situation en ce qui concerne la détention sur la rue Akrestsin. Tous les détenus reçoivent trois repas par jour, de l'eau, des toilettes, de la literie, du papier hygiénique, du savon. Certains journalistes étaient là (dans le centre de détention de la rue Akrestsin. - Note de la rédaction), et personne ne s'est plaint », l'absence de réclamation ne vaut pas quitus. Roman Lashkevich, représente officiellement le département de police du Comité exécutif de la ville de Minsk, à Komsomolskaya Pravda en Biélorussie. C'est peut-être une situation lorsque les journalistes de TUT.BY, Komsomolskaya Pravda en Biélorussie et BelaPAN étaient arrêtés pour vérifier leurs documents alors qu'ils couvraient des actions de protestation, plus tard, la police rédigeait des protocoles contre eux pour avoir prétendument participé à une marche non autorisée, et le tribunal les reconnaissait coupables. en donnant le "jour" d'incarcération qu'ils ont passé à la rue Akrestsin.



Selon Lashkevich, les conditions de détention sont les mêmes pour toutes les détenues: «Très probablement, l'athlète était très émue et pouvait le dire, car ces conditions sont vraiment inhabituelles pour elle. Des contrôles sont régulièrement effectués: ils ont pour objet, entre autres, d'étudier les conditions de détention des détenus conduits dans des institutions spéciales de police. "


Le 15 octobre, la célèbre basketteuse Elena Levchenko était libérée après 15 jours d'incarcération administrative. Elle était reconnue coupable de participation à la marche du 23 août.

- Au tribunal, j'ai déjà dit dans quelles conditions je devais purger ce mandat d'incarcération. Bien sûr, ce fut un choc pour moi. Tout cela doit encore être digéré. Je ne peux tout simplement pas comprendre le pourquoi de cette attitude envers les gens. Lorsque vous dormez 13 jours uniquement sur des poutres froides, lorsqu'une cinquième personne est jetée dans une cellule pour quatre personnes et que quelqu'un dort par terre. En même temps, dans l'IVS, où j'ai passé la première journée, il y avait une attitude tout à fait normale. Et le CIP n'a pas été autorisé à se laver, a dû dormir sur les poutres, le système d'égouts ne fonctionnait pas. Tout cela dans une pièce, dont la longueur est de sept mètres, et la largeur ... (d'environ trois mètres). Pourquoi traiter les gens comme ça? C'est indécent et non respectueux de la dignité des citoyens! - déclarait Levchenko dans une interview

elena Levchenko


NOMINATIONS AU PRIX NOBEL DE LA PAIX

L'information était diffusée le dimanche 19 octobre, 71e jour après les élections du 9 août, vers 20 heures locales, selon laquelle les 3 dirigeantes du Comité de Coordination étaient nominées -proposées- par un parlementaire norvégien au prix Nobel de la Paix 2021. Dans ces pays du nord, où la vérité est souvent confuse avec le faux, il conviendra d'attendre le jour où le prix sera décerné réellement. Car l'information en soi d'une nomination ne veut rien dire. En effet, au nombre des nominés on trouve déjà Trump, et Navalny. Le Nobel de la paix est un titre prestigieux, toutefois l'information disparaissait ce matin du portail Kauno Diena qui la diffusait. Nous la reproduisons ci dessous avec cet avertissement à titre de précaution.


Les dirigeants de l'opposition biélorusse sont nominés pour le prix Nobel de la paix 2021

Le député norvégien Geir Tuskedal a nommé trois des leaders de l'opposition biélorusse pour le prix Nobel de la paix 2021 pour l'organisation des manifestations pacifiques contre le régime d'Aliaksandr Loukachenko, annonçait dimanche le parlement norvégien. Toskedal, un porte-parole démocrate chrétien de Vart Land, déclarait avoit nommé Svetlana Cichanouskaya, Mary Kalesnikava et Veranika Tsepalo "pour leur lutte pour des élections justes et pour avoir inspiré une opposition pacifique au régime illégitime du Bélarus". Dimanche, des dizaines de milliers de Biélorusses descendaient dans les rues de Minsk et d'autres villes pour participer à une nouvelle manifestation contre Loukachenko, malgré les menaces des autorités de tirer sur les manifestants, diffusées depuis une semaine. Le ministère biélorusse de l'Intérieur déclarait que la police avait déjà arrêté plus de 100 personnes. Les participants aux rassemblements protestent contre les résultats des élections du 9 août, que Loukachenko déclare avoir remportées. "Les politiciens de l'opposition biélorusse ont un courage fantastique. Ils organisent des manifestations pacifiques, même si le gouvernement utilise une violence croissante contre eux », déclarait Toskedal. Le parlementaire exprimé l'espoir que la nomination accorderait "encore plus d'attention à la lutte pacifique contre le dernier dictateur européen" pour tous ceux qui luttent pour une "Biélorussie libre et démocratique". M. Cichanouskaya, qui a obtenu l'asile en Lituanie après les élections, appelait M. Lukashenko à démissionner avant le 25 octobre et  l'avertissant qu'une grève générale aurait lieu autrement. Les candidatures sont acceptées par l'Institut Nobel norvégien si elles sont soumises avant le 31 janvier de l'année en question et si elles sont soumises par des personnes éligibles. M. Toskedal entre dans cette catégorie car il est membre du Parlement norvégien. Chaque année, l'Institut Nobel reçoit des centaines de nominations. L'Institut garde secrets les noms des candidats pendant 50 ans, bien que les candidats soient autorisés à divulguer les candidats proposés au public. En septembre, deux autres législateurs suédois et norvégiens annonçaient avoir nommé le président américain Donald Trump pour le prix de la paix 2021. Le prix Nobel de la paix de cette année était décerné au Programme alimentaire mondial des Nations Unies .


véronika Tsepalo et Svetlana pendant la campagne électorale présidentielle

Masha, surnom affectueux de Marija Kolesnikova, actuellement emprisonnée pour ses idées politiques

la nomination au Nobel de la Paix 2021 constitue une distinction autant qu'un encouragement


Mise à jour 19 et 20 octobre NIET et deux stratégies


NIET

La réponse à l'ultimatum du 13 octobre, sans grande surprise, était donnée le 20 octobre. Elle se déduit des Stratégies des deux personnalités qui s'affrontent, notamment leurs action. La réponse du dictateur tyran de Minsk est NON, Niet, écrit HET en russe. Voici une photo symbole employée pour la défense de Elena Levchenko injustement emprisonnée pendant 15 jours puis amendée le 17 octobre alors qu'elle devait être libérée. Le juge s'acharnait sur elle inéquitablement. Elle nous pardonnera ce rapprochement.


DEUX STRATEGIES


lAu cours des jours ayant suivi l'ultimatum on observait deux comportements très différents. Ainsi Svetlana s'ouvrait davantage à la société civile. Il en était rendu compte par la presse. Ainsi le 17 octobre lors de sa rencontre avec le ministre canadien des sports elle manifestait de l'intéret pour le hochey dont les rencontres internationales sont programmées en juin 2021 en Lettonie. Elle faisait des propositions aux organisateurs. Puis le 19 octobre la presse du Bélarus, pays de 9,5 millions d'habitants, une Suisse du nord de l'Europe, rapportait que le Conseil de Coordination s'engageait via une plateforme à la création de syndicats. Le réflexe corporatif était mis en avant. Au nombre des propositions émises la création d'un syndicat des activités informatiques. L'initiative rencontrait un succès populaire puisque 1000 propositions différentes étaient faites au cours de la journée.


Puis le 20 octobre, Svetlana lors du prononcé d'un discours à Varsovie en Pologne, demandait aux autorités d'accepter l'intégration des informaticiens du Bélarus ayant émigré dans le pays. L'Opposition se soucie et se préoccupe davantage de la vie civile et sociale, notamment des conditions de son épanouissement. Tout en restant ferme sur ses positions idéologiques. C'est ainsi que Svetlana refusait lundi 19 octobre de gracier les fonctionnaires coupables d'atteintes aux droits de l'Homme. Elle demande la loyauté sans contrepartie. Aux fonctionnaires de choisir les actions dans lesquelles ils s'engagent. Svetlana pense déjà à Demain.


A l'opposé, le dictateur essayait d'amadouer l'Opposition en se livrant à des libérations ciblées de prisonniers politiques depuis lundi 19. Il pense à aujourd'hui sans autre perspective. Il n'a pas la durée. Tout en préconisant des actes de répression notamment le dimanche 18 via sa milice, et le 20 en interdisant à l'activiste légendaire de l'Opposition Nina Barginskaya de sortir dans la rue et de manifester. Une atteinte intolérable à la liberté d'aller et de venir. On apprenait le 20 octobre au soir, tout au moins le portail TUT BY en rendait compte, ainsi que Kauno Diena, le remplacement de 3 recteurs afin qu'ils rééduquent la jeunesse sur les risques encourus à manifester. Ce à quoi l'Opposition répondait que la manoeuvre visait à baillonner le peuple. Deux stratégies opposées: l'ouverture sur la société pour l'une. La fermeture par la répression des initiatives pour l'autre. On ignore ce qui résultera de ce HET. Toutefois prenons une comparaison. Le 2 octobre, Tut.by rapportait l'histoire d'un jeune ayant parcouru plus de 200 kms à vélo le dimanche 18 pour venir manifester à Minsk de sa campagne, revenu chez lui après minuit. Un exemple de courage et de volonté. Pour ce motif nous croyons que le transfert du pouvoir aura lieu après le 26 octobre 2020. Sans doute, et même certainement, dans d'autres conditions que celles prévues par Svetlana. Elle aura lancé les conditions de libération de son pays pacifiquement. Ce qu'il faut retenir. Faut-il qualifier cela de "révolution pacifique"? A vous de le dire...

le Bélarus n'est pas la Russie : expression nationaliste et identitaire....






ASTRAVA CHRONOLOGIE

5/o8 CHARGEMENT RADIOACTIF SANS LICENCE

11/1O Test sans licence

07/11 mise en fonction selon Lukasencko s'il encore en place l'UE décide sa destitution le 05


lire aussi pollution nucléaire observée en août


 

Sic transit opéra Mundi ad astra 007

ré-écriture claude thebaut copyright 2020 reproduction interdite©10/2020



en ligne les 18 au 21 octobre 2020


@tutbylive

@belsat_TV